Principaux renseignements
- La France négocie avec la Grèce le transfert d’avions de combat Mirage à l’Ukraine en échange d’avions Rafale.
- La décision de la Grèce repose sur un équilibre complexe entre le renforcement de la défense ukrainienne et le maintien de ses propres capacités aériennes.
- Les délais de livraison et les questions de maintenance ajoutent une complexité supplémentaire à cet accord potentiel.
La France est en pourparlers avec la Grèce au sujet d’un accord potentiel portant sur le transfert d’avions de combat Mirage à l’Ukraine. Ces discussions devraient avoir lieu dans les prochains jours, probablement lors de la visite du président français Emmanuel Macron en Grèce les 24 et 25 avril.
Selon certaines informations, la proposition prévoit que la Grèce échange l’ensemble de sa flotte de Mirage, tant opérationnelle qu’en réserve, contre des conditions avantageuses pour l’acquisition d’avions de combat Rafale auprès de Dassault Aviation.
État de préparation opérationnelle
Alors que les détails sont encore en cours de finalisation, une question cruciale demeure : combien des 43 avions Mirage de la Grèce sont actuellement prêts au combat ? Selon certaines informations, le transfert pourrait concerner l’ensemble des 24 chasseurs Mirage 2000-5 Mk II et des 17 appareils Mirage 2000 EGM/BGM plus anciens. Cependant, on ignore combien de ces anciens modèles restent opérationnels, car ils ont été retirés du service et ont déjà fait l’objet de tentatives infructueuses de vente pour servir de pièces de rechange.
Les discussions s’inscrivent dans un contexte de préoccupations plus larges en matière de sécurité régionale. La visite de Macron portera également sur la prolongation pour cinq ans de l’accord bilatéral de sécurité entre la France et la Grèce.
Rafale
Un facteur clé influant sur l’accord est le nombre d’avions Rafale que la France est disposée à proposer, les conditions tarifaires et les délais de livraison. La production du Rafale est actuellement limitée, avec seulement deux à trois appareils produits par mois, un chiffre qui devrait passer à quatre par mois dans les années à venir. Cela pourrait entraîner des retards importants, notamment compte tenu des commandes existantes, y compris un contrat potentiellement de grande envergure avec l’Inde.
En fin de compte, la décision d’approuver ou non le transfert revient à la Grèce. Si les arguments liés au maintien des capacités de l’armée de l’air nationale seront pris en compte, la décision est avant tout de nature politique.
Livraison et maintenance
Même si un accord est conclu, les délais de livraison des Rafale de remplacement auront un impact significatif sur la date à laquelle l’Ukraine recevra les Mirage. De plus, le contrat de maintenance actuel des Mirage grecs expire en 2027, ce qui ajoute une couche supplémentaire de complexité aux négociations.
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