Principaux renseignements
- Le conflit au Moyen-Orient et la hausse des coûts du carburant ont fait baisser la confiance des consommateurs américains.
- Les ménages réduisent leurs dépenses pour lutter contre l’intensification des pressions inflationnistes.
- Les perspectives d’emploi favorables et l’optimisme des marchés boursiers soutiennent les attentes pour l’avenir.
La flambée des coûts liée au conflit en Iran a entraîné une légère baisse de la confiance des consommateurs américains. Selon les données publiées par le Conference Board, l’indice de confiance a reculé de 0,7 point pour s’établir à 93,1 points, un niveau toutefois légèrement supérieur aux 92 points prévus par les économistes de Bloomberg. Alors que les perspectives pour les six prochains mois ont grimpé à 74,4 points, l’indice reflétant la situation économique actuelle a chuté de 3,2 points, atteignant son plus bas niveau en trois mois.
La hausse des coûts pèse sur les ménages
Le poids d’un coût de la vie élevé est une source de stress importante pour les ménages américains. Malgré un marché de l’emploi stable et l’absence de licenciements massifs, la flambée des coûts du carburant affecte de manière disproportionnée les personnes à faibles revenus. En conséquence, environ deux tiers des personnes interrogées ont réduit leurs dépenses.
Beaucoup font face en reportant leurs achats importants, en achetant moins de biens ou en optant pour des alternatives moins coûteuses. Cette tendance se reflète dans les données de l’université du Michigan publiées la semaine dernière, qui ont vu la confiance des consommateurs chuter à un niveau historiquement bas alors que les perspectives financières s’assombrissaient et que les craintes d’inflation à long terme s’intensifiaient.
Conséquences de la guerre en Iran
Dana Peterson, économiste en chef au Conference Board, a attribué cette tendance à la baisse à l’intensification des pressions inflationnistes découlant des tensions au Moyen-Orient. Néanmoins, les dépenses de consommation sont restées étonnamment solides, soutenues en partie par les remboursements d’impôts.
L’optimisme concernant l’emploi futur est également en hausse, l’indice global des attentes atteignant son plus haut niveau de l’année en cours.
Signaux mitigés sur le marché du travail
Le marché du travail envoie des signaux mitigés ; alors que le pourcentage de personnes estimant que les emplois sont abondants a chuté à son plus bas niveau depuis 2021, on observe également une diminution du nombre de ceux qui trouvent difficile de trouver un emploi.
De plus, les prévisions de revenus sont partagées : davantage de personnes anticipent une baisse de salaire, mais une part plus importante s’attend à une augmentation de leurs revenus, probablement sous l’effet d’un marché boursier haussier. En effet, près de 55 pour cent des personnes interrogées prévoient une hausse des cours boursiers au cours de l’année à venir, ce qui représente le sentiment le plus optimiste depuis fin 2024. En ce qui concerne les achats spécifiques, l’intérêt pour les logements, les véhicules neufs et les gros appareils électroménagers a diminué, bien que les projets de voyage aient connu une légère augmentation. (fc)
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