La BCE travaille sur un « instrument contre la fragmentation de la zone euro » : l’Italie sera-t-elle laissée pour compte ?

La Banque centrale européenne donne instruction à ses services internes « d’accélérer l’achèvement d’un nouvel outil anti-fragmentation ». Ils doivent chercher des moyens d’éviter une crise de l’euro comme celle de 2010-2012, en intervenant sur les marchés financiers.

C’est ce qu’a annoncé la BCE elle-même dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion extraordinaire consacrée à la crise. Cette réunion a été convoquée parce que les taux d’intérêt sur les titres d’État, italiens et espagnols en particulier, avaient commencé à augmenter beaucoup plus rapidement que le taux d’intérêt allemand, qui sert de référence pour la zone euro.

La banque centrale n’a pas donné plus de détails sur ces nouveaux outils. « La façon dont nous réagirons finalement au risque de fragmentation dépendra beaucoup de la situation à laquelle nous serons confrontés. Nous avons montré par le passé que nous pouvons nous adapter de manière flexible et rapide aux circonstances spécifiques », a déclaré Isabel Schnabel, membre du conseil d’administration, en restant vague dans un discours prononcé hier à Paris.

Soutien aux achats

La banque centrale a également réaffirmé que, malgré le resserrement de la politique monétaire annoncé récemment, elle peut encore procéder à des achats de soutien ciblés. Par exemple, lorsque des obligations allemandes arrivent à échéance, elle peut les remplacer par des obligations italiennes.

Cela aurait alors un effet modérateur sur l’écart de taux d’intérêt entre l’Italie et l’Allemagne. Cet écart est un baromètre important d’une éventuelle « fragmentation » de l’union monétaire. Plus l’écart est important, plus les investisseurs font la distinction entre les pays « forts » et « faibles » de la zone euro.

MB

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