Principaux renseignements
- Les cours du pétrole brut ont chuté sur fond d’optimisme quant aux perspectives diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran.
- Les tensions géopolitiques persistantes et le rejet des réunions contredisent les prix actuels du marché.
- Un conflit militaire reste une possibilité si les efforts diplomatiques échouent.
Les tendances du marché montrent que les cours du pétrole brut ont connu leur plus forte baisse depuis 2020 à la clôture du deuxième trimestre. Cette baisse, qui a vu le Brent chuter de près de 40 pour cent, a été alimentée par l’espoir des investisseurs d’une résolution diplomatique entre l’Iran et les États-Unis. Cependant, les experts d’ING suggèrent que cet optimisme pourrait être de mise.
Écarts de volume de trafic maritime
Les données concernant le détroit d’Ormuz indiquent que les volumes de trafic maritime n’ont pas encore retrouvé leurs niveaux initiaux. Warren Patterson et Ewa Manthey d’ING ont constaté une forte baisse de l’activité des pétroliers, estimant à seulement 11 le nombre de traversées mardi, contre 24 le mercredi précédent.
« Le marché fait abstraction des risques géopolitiques »
Alors que le prix du Brent s’établit actuellement (à 10 h 25) à 72,51 dollars et celui du WTI à 68,96 dollars le baril, Patterson fait valoir que le marché se comporte comme si les menaces géopolitiques avaient complètement disparu.
Néanmoins, les tensions sur le terrain persistent. Les autorités iraniennes ont récemment refusé de rencontrer à Doha les représentants américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Selon Reuters, Téhéran insiste pour que les détails d’un récent cessez-le-feu soient finalisés avant d’aborder des questions plus larges, telles que les capacités nucléaires.
Perspectives d’une reprise du conflit
Pour compliquer encore la situation, le porte-parole iranien Esmaeil Baghaei a confirmé qu’aucune discussion avec des responsables américains n’était prévue dans un avenir proche.
De plus, le président Donald Trump a évoqué la possibilité d’un nouveau conflit militaire si les efforts diplomatiques échouaient. Ces développements suggèrent que l’espoir d’une reprise soutenue du trafic maritime est probablement irréaliste.
(at)
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