Principaux renseignements
- L’Iran menace de fermer à nouveau le détroit d’Ormuz. Le président américain Donald Trump avertit l’Iran qu’il ripostera alors avec force.
- Trump propose que les États-Unis prennent le contrôle de cette voie navigable afin de neutraliser l’influence de l’Iran.
- Les pays du Golfe construisent des oléoducs alternatifs pour contourner définitivement ce goulet d’étranglement stratégique.
Les tensions entre les États-Unis et l’Iran se sont intensifiées après que Téhéran a affirmé avoir une nouvelle fois fermé le détroit d’Ormuz. Alors que le Commandement central américain soutient que cette voie navigable reste praticable, les données maritimes montrent une baisse significative du trafic maritime, ce qui suggère une possible perturbation.
Avertissement de Trump
L’Iran a lié cette action aux hostilités en cours entre Israël et le Hezbollah au Liban, malgré un cessez-le-feu fragile. De plus, le régime iranien a fait part de son intention de percevoir des droits de transit auprès des navires et refuse de mettre un terme à ses activités d’enrichissement nucléaire. Dans une réponse cinglante, le président Trump a averti que de telles actions pourraient conduire à l’effondrement total de l’État iranien.
Il a proposé un scénario dans lequel les États-Unis prendraient le contrôle du détroit, agissant en tant qu’« ange gardien » et saisissant potentiellement un cinquième du pétrole de la région. Le président a explicitement déclaré sur les réseaux sociaux qu’aucun péage ne serait perçu dans le détroit à moins qu’il ne soit géré par les États-Unis.
Les États-Unis doivent-ils prendre le contrôle ?
Les analystes militaires affirment que les États-Unis doivent utiliser leurs capacités supérieures pour garantir que le détroit reste ouvert, car permettre à l’Iran de contrôler ce goulet d’étranglement confère au régime un poids excessif sur la scène internationale. Pour dissuader toute nouvelle agression, certains suggèrent que les États-Unis devraient envisager de cibler des infrastructures énergétiques critiques, telles que l’île de Kharg, qui est essentielle aux exportations de pétrole iraniennes.
Bien que l’administration actuelle ait évité de frapper les infrastructures énergétiques afin de préserver la possibilité d’un avenir prospère pour le peuple iranien, les détracteurs affirment que le régime considère son industrie pétrolière comme intouchable.
Oléoducs
Parallèlement, les marchés énergétiques mondiaux évoluent de manière à réduire l’influence de l’Iran. Plusieurs pays du Golfe investissent dans des projets de pipelines de grande envergure visant à contourner complètement le détroit. Par exemple, les Émirats arabes unis poursuivent la construction de leur pipeline Ouest-Est, dont l’achèvement est prévu en 2027, afin d’accroître la capacité d’exportation via le port de Fujaïrah. L’Arabie saoudite a également augmenté les volumes acheminés via son pipeline Est-Ouest vers la mer Rouge.
De plus, les principaux importateurs asiatiques, tels que le Japon et la Corée du Sud, diversifient leurs sources d’énergie, en s’approvisionnant davantage en pétrole et en GNL auprès des Amériques et d’autres régions afin de réduire leur dépendance vis-à-vis du golfe Persique. Bien que ces alternatives ne puissent pas encore remplacer le volume total transitant par le détroit, elles affaiblissent la capacité de Téhéran à prendre en otage les approvisionnements énergétiques mondiaux. Étant donné que les États-Unis ont jusqu’à présent fait preuve de retenue pour favoriser la diplomatie, un sentiment de plus en plus répandu est qu’une approche stratégique plus offensive pourrait désormais s’avérer nécessaire.
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