Au deuxième trimestre, le nombre de faillites dans l’UE a atteint son plus haut niveau depuis 2019


Principaux renseignements

  • Au cours du deuxième trimestre 2026, le nombre de faillites d’entreprises dans l’Union européenne a atteint son plus haut niveau depuis début 2019.
  • Les secteurs des technologies et de la construction ont fait exception à la tendance générale à la baisse des créations d’entreprises.
  • Les répercussions régionales ont été très variables. L’Irlande affichant la plus forte croissance tandis que la Grèce a connu une forte hausse des faillites.

Les dernières données d’Eurostat indiquent un contexte économique difficile dans l’Union européenne au cours du deuxième trimestre 2026. Au cours de cette période, la région a enregistré une baisse de 0,5 pour cent des nouvelles créations d’entreprises par rapport au trimestre précédent, tandis que les dépôts de bilan ont bondi de 5,7 pour cent. Cette flambée des faillites d’entreprises représente le niveau d’insolvabilité le plus élevé depuis le premier trimestre 2019.

Croissance et déclin sectoriels

L’évolution des créations d’entreprises a varié considérablement d’un secteur à l’autre. Le secteur des technologies de l’information et de la communication a connu une forte croissance, avec une hausse de 8,8 pour cent, tandis que le secteur de la construction a enregistré une légère augmentation de 1,0 pour cent. À l’inverse, la plupart des autres secteurs ont connu des difficultés. Le secteur industriel a subi la baisse la plus marquée, avec 3,6 pour cent, suivi d’une baisse de 3,4 pour cent dans les services alimentaires et d’hébergement, et d’une diminution de 3,2 pour cent dans les services sociaux et éducatifs.

Fluctuations des taux de faillite

Les tendances en matière de faillites ont affiché une volatilité similaire. Les hausses les plus marquées ont été observées dans les activités sociales et éducatives (21,1 pour cent), les transports (11,4 pour cent) et les services financiers (6,8 pour cent). Certains secteurs ont toutefois enregistré une baisse du nombre de faillites, notamment le commerce, la construction et les services de restauration et d’hébergement.

Disparités régionales

Sur le plan géographique, l’impact a été inégal au sein de l’UE. L’Irlande a été en tête en matière de création de nouvelles entreprises avec une hausse de 20,4 pour cent, tandis que le Luxembourg a connu une forte baisse de 24,2 pour cent. En termes de faillites, la Grèce et l’Estonie ont toutes deux enregistré des hausses de plus de 31 pour cent, tandis que Malte et Chypre ont fait état de baisses significatives. Ces chiffres sont toutefois souvent volatils en raison de la petite taille de leurs économies.

La Belgique

Selon Statbel, la Belgique a enregistré 689 faillites en juillet 2026. Il s’agit d’une baisse significative par rapport aux 1 185 faillites enregistrées en juin 2026. Le nombre de faillites en juillet était également inférieur à celui du même mois en 2024 et 2025, avec des baisses respectives de 4,4 % et 3,6 %. Dans la plupart des secteurs belges, le nombre de faillites a diminué par rapport à juin. Le secteur de l’hôtellerie-restauration a toutefois connu une hausse par rapport aux années précédentes.

Reprise à long terme

D’un point de vue historique, ces chiffres reflètent un parcours de reprise complexe depuis la pandémie de 2020. Les mesures gouvernementales ont dans un premier temps freiné le nombre de faillites pendant la crise du COVID-19. Mais de fin 2021 à 2025 inclus, les demandes ont commencé à augmenter progressivement. Bien que le nombre d’enregistrements ait atteint un pic fin 2024 et soit resté globalement supérieur au niveau d’avant la pandémie dans plusieurs secteurs, le premier semestre 2026 a été marqué par une baisse progressive du nombre de nouvelles demandes et par une hausse notable du nombre de faillites d’entreprises. (ev)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus