Kaja Kallas prévoit le plus important train de sanctions de l’UE jamais pris à l’encontre de la Russie


Principaux renseignements

  • La responsable de la politique étrangère de l’UE, Kaja Kallas, a l’intention d’étendre les sanctions de l’UE contre la Russie d’environ 33 pour cent.
  • Les contraintes financières ont déjà coûté plus de 1 000 milliards d’euros à l’armée russe.
  • Des législations communes avec les États-Unis doivent permettre d’harmoniser les stratégies mondiales en matière de sanctions.

Kaja Kallas, responsable de la politique étrangère de l’UE, prévoit d’imposer la série de sanctions la plus complète à l’encontre de la Russie depuis le début du conflit en Ukraine. Dans un entretien accordé lundi au journal allemand Die Welt, Kallas a déclaré que, si ces mesures étaient adoptées, la liste actuelle des organisations et personnes russes sanctionnées s’allongerait d’environ 33 pour cent. Cela viendrait s’ajouter aux 21 séries de restrictions précédentes, qui touchent déjà environ 3 000 cibles.

Impact économique

Au cours de l’entretien, le responsable européen a souligné le coût économique de cette politique et a affirmé que l’appareil militaire russe avait subi des pertes s’élevant au total à plus de 1 000 milliards d’euros. Kallas a souligné la nécessité d’intensifier cette pression financière jusqu’à ce que Moscou décide de cesser les hostilités. Ces remarques font suite à l’adoption, fin juillet, du 21e train de sanctions, un ensemble de mesures qui avait été édulcoré à la suite de divergences d’opinions et de négociations entre les États membres de l’UE.

Évolution de la situation militaire

Au sujet de la situation militaire actuelle, Kallas a également fait remarquer que les opérations ukrainiennes menées à l’aide de drones avaient réussi à perturber les chaînes d’approvisionnement russes, à provoquer des pénuries de carburant dans la Crimée occupée et à endommager des raffineries situées sur le territoire russe. Elle a laissé entendre que ces attaques stratégiques obligeaient l’opinion publique russe à prendre conscience de la réalité du conflit. À l’inverse, elle a condamné la Russie pour ses attaques contre des infrastructures civiles et des navires transportant des céréales en mer Noire. Kallas a souligné à cet égard que le mois de juillet avait enregistré le plus grand nombre de victimes civiles depuis le début de l’invasion et que la sécurité alimentaire mondiale était menacée.

Synchronisation internationale

Kallas a fait part de son optimisme concernant les initiatives législatives aux États-Unis, notamment celles relatives aux sanctions liées au sénateur Lindsey Graham, aujourd’hui décédé. Selon elle, une telle législation américaine pourrait déboucher sur une stratégie de sanctions mieux coordonnée et harmonisée entre Washington et Bruxelles.

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