Joe Biden annonce qu’il se représentera en 2024, mais certains Démocrates misent sur une candidature de… Donald Trump

L’entourage de Joe Biden confirme que le président de 79 ans – le plus âgé de l’histoire des USA – sera bien en lice pour sa réélection. Mais certains, au sein du Parti démocrate, espèrent surtout voir le retour de son archi-ennemi côté Républicains, l’ancien président Donald Trump. Car selon eux, face à un tel candidat, personne ne peut perdre. Un pari qui en rappelle d’autres.

Peu de présidents américains ne se sont pas présentés à leur réélection, même si tous n’ont bien sûr pas su séduire l’électorat une seconde fois. A l’exception bien sûr des quelques présidents qui sont décédés durant leur séjour à la Maison blanche – pas toujours de manière accidentelle. Ce n’est donc pas une grande surprise que Joe Biden confirme que lui aussi briguera bien un second mandat, et ce malgré une popularité pour le moins en berne : son taux d’approbation dans la population américaine baisse régulièrement depuis le mois de juillet et peine dorénavant à se hisser à 42,5% de l’opinion, tandis que son taux de désapprobation est, lui, passé à 51,8%.

79 ans mais en parfaite santé

« La seule chose que je l’ai entendu dire est qu’il a l’intention de se représenter, et je suis heureux qu’il le fasse » a confirmé l’ancien sénateur démocrate Chris Dodd au Washington Post. Malgré ces sondages peu favorables, mais surtout l’âge de Joe Biden qui, à 79 ans, est le président le plus âgé à avoir occupé la fonction. Et ce même si un rapport, publié vendredi dernier, proclame que les médecins de Biden le considèrent en bonne santé et « apte à remplir avec succès les fonctions de la présidence. » Par comparaison, Donald Trump est plus jeune de quatre ans, et la question de son âge s’était aussi posée lors de sa dernière campagne.

Donald Trump que certains au sein du parti démocrate aimeraient beaucoup voir aussi concourir à nouveau pour la présidentielle américaine de 2024, selon des sources qui se sont confiées à Business Insider, et même pas forcément sous le couvert de l’anonymat. Non pas qu’il s’agisse là de trahison, mais tout simplement de réalisme, avec une petite touche de défaitisme : un donateur démocrate qui a fait partie du comité des finances de Biden pour sa campagne de 2020, Barry Goodman, a ainsi avoué que lui et d’autres prient pour que Trump se présente: « Je pense que peu importe qui se présente, un démocrate le bat. En fin de compte, les gens ne vont pas mettre ce despote au pouvoir une fois de plus. »

La stratégie de l’épouvantail

La stratégie de l’ennemi ultime donc, celui qui ne peut pas gagner à la fin tant il fait peur, et qui poussera l’électorat a massivement voter pour celui d’en face, même si ce n’est pas le candidat rêvé. Une méthode qui consiste à gagner sur un aveu d’échec en somme, et qu’on peut d’ailleurs observer ailleurs dans le monde. Le parallèle est aisé avec l’élection française de 2017 et son duel final entre Emmanuel Macron et Marine Lepen : tout adversaire de la candidate d’extrême-droite au second tour était annoncé gagnant, tant elle allait subir un rejet massif dans les urnes, comme son père autrefois face à Jacques Chirac, et l’histoire a suivi son cour. Un scénario d’ailleurs fort susceptible de se reproduire en 2022, d’autant plus que l’extrême-droite semble se diviser entre sa candidate traditionnelle et la possible -mais non confirmée – entrée en campagne du polémiste Eric Zemmour.

De l’autre côté de l’Atlantique, Donald Trump n’a d’ailleurs pas non plus confirmé qu’il ferait campagne pour 2022, malgré de nombreux sous-entendus. Il est en tout cas toujours soutenu par une partie de l’intelligentsia républicaine, tout en bénéficiant d’un soutien populaire durable. Les prochaine présidentielles verront en tout cas une omniprésence des thèmes chers à l’extrême-droite, aux États-Unis comme en France. Mais attention avec la stratégie de l’épouvantail : Trump lui, a déjà prouvé qu’il pouvait gagner une élection.

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