Principaux renseignements
- Les cours du pétrole brut ont bondi alors que les tensions régionales perturbaient les transport maritimes.
- Les frappes militaires américaines et iraniennes ont brisé le fragile cessez-le-feu.
- Selon les analystes d’ING, les opérateurs sous-estiment les risques géopolitiques et surestiment la reprise de l’offre.
Les récentes flambées des cours du pétrole brut indiquent que les investisseurs avaient sous-estimé la volatilité de l’accord entre Washington et Téhéran. Selon les analystes d’ING, les acteurs du marché étaient trop optimistes quant au maintien du cessez-le-feu et à la reprise progressive des expéditions de pétrole via le détroit d’Ormuz.
Montée des tensions après des attaques contre le transport maritime
La volatilité du marché pétrolier est apparue clairement mercredi, lorsque les prix ont bondi de plus de 5 pour cent pour atteindre leur plus haut niveau en deux semaines, dans un contexte de tensions régionales croissantes. Cette hausse fait suite à des attaques iraniennes contre trois navires commerciaux, dont un méthanier et un pétrolier. En raison de la détérioration de la situation sécuritaire, plusieurs compagnies maritimes ont été contraintes de suspendre la navigation dans le détroit d’Ormuz.
En réponse à ces attaques, les États-Unis ont pris pour cible plusieurs installations iraniennes, notamment des radars côtiers, des centres de commandement et des systèmes de défense aérienne. L’Iran a ensuite mené des attaques de représailles contre des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, illustrant ainsi la fragilité du cessez-le-feu conclu le mois dernier.
Effondrement politique
La situation s’est encore détériorée lorsque le président Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu était rompu, qualifiant le protocole d’accord de juin d’inutile.
De plus, le gouvernement américain a annulé une dérogation temporaire qui avait permis à l’Iran d’exporter des produits pétrochimiques et du pétrole.
Les traders rattrapés par des risques sous-estimés
Ces événements ont anéanti les espoirs du marché quant à une augmentation soutenue de l’offre mondiale de pétrole en provenance de la région.
Les stratèges d’ING, Warren Patterson et Ewa Manthey, ont noté que les récentes fluctuations des prix prouvaient que les opérateurs étaient trop complaisants face aux risques géopolitiques et avaient surestimé la rapidité de la reprise de l’offre.
(at)
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