‘Grâce à von der Leyen, l’idée quelque peu absurde qui veut que les femmes réussissent mieux en tant que leaders s’effondre’

Ursula von Der Leyen – Isopix

La présidente de la Commission européenne doit faire face à de plus en plus de critiques.

C’est une chronique du Financial Times de ce week-end. Sans pincettes : ‘Merci à la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, l’idée quelque peu absurde que les femmes réussissent mieux comme leaders en temps de crise s’effondre’. Cette attaque frontale démontre l’atmosphère qui règne autour de la Commission.

  • Pour rappel, on reproche à von der Leyen et à la Commission d’avoir joué les pingres. L’UE a voulu les meilleurs prix pour s’acheter les vaccins des grandes sociétés pharmaceutiques, et de ce fait, est passée derrière Israël, le Royaume-Uni et les États-Unis dans la file.
  • En outre, on reproche à l’UE la lenteur de la distribution des vaccins qui a coordonné ces achats.
  • Un mauvais calcul selon certains. Chaque semaine qui nous éloigne d’une vaccination de masse digne de ce nom coûte de l’argent à chaque Etat du Vieux Continent. De par les mesures restrictives qui y sont appliquées.

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  • Ce mercredi, von der Leyen est venue donner des explications devant le Parlement européen, avec un début de mea culpa. La présidente de la Commission a admis que les vaccins avaient tardé à être approuvés et que l’UE avait sans doute fait trop confiance au Big Pharma, qui n’a pas toujours pu assurer ses commandes. ‘Nous avons été en retard quant à l’approbation [des vaccins]. Nous avons été trop optimistes quant à la production de masse. Et peut-être avons-nous eu aussi trop de certitudes sur le fait que les commandes seraient effectivement livrées dans les temps.
  • ‘Cependant, je défends très fermement la décision de l’UE d’acheter en un seul bloc’, a-t-elle déclaré. ‘Je ne peux pas imaginer ce qui se serait passé si une poignée de grands États membres forts avait tout acheté. Qu’est-ce que cela aurait signifié pour notre marché intérieur?’
  • Un dernier point a suscité l’indignation, particulièrement outre-Manche: la fermeture temporaire de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord pour contrôler les exportations de vaccins. Face aux critiques, la Commission a fait très rapidement marche arrière. ‘Je regrette profondément les erreurs qui ont été commises dans ce dossier’, a reconnu von der Leyen.

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