Facebook se lance dans la chasse aux antivax: cette fois, c’est du sérieux

Souvent accusé de laisser le champ libre aux complotistes et d’être un des meilleurs terreaux des fake news, Facebook prend le taureau par les cornes. Le réseau social a annoncé une nouvelle liste de propos désormais interdits. Une mesure qui s’applique également à Instagram.

Entre avril et décembre 2020, le réseau social s’était contenté de faire apparaître des messages d’avertissement sous les publications partageant des informations présumément erronées liées à la pandémie de Covid-19. Après de nombreux mois de tergiversations, Facebook sort de sa torpeur. Le réseau social va réellement prendre ses responsabilités et supprimer les contenus antivax infondés qui se trouvent sur sa plateforme. C’est en tout cas ce qu’il annonce sur son blog.

Cette fronde avait été initiée en fin d’année dernière. À l’époque, cela concernait les théories les plus extrémistes au sujet des vaccins sur le Covid-19. Micropuce installée chez les vaccinés, antenne 5G propagatrice du coronavirus et inutilité du masque facial faisaient partie des théories ciblées. Désormais, Facebook élargit le spectre.

Sur son blog, le réseau social a annoncé que plusieurs types de contenus, liés aux vaccins en général, avaient été ajoutés à la liste des propos interdits. Voici les principaux :

  • Le Covid-19 est produit en usine ou créé par l’homme.
  • Les vaccins ne sont pas efficaces pour prévenir la maladie contre laquelle ils sont censés protéger.
  • Il est plus sûr de contracter la maladie que de se faire vacciner.
  • Les vaccins sont toxiques, dangereux ou provoquent l’autisme.

Une série d’autres affirmations, exclusivement liés au Covid-19, est à présent interdite. La liste complète est disponible ici.

Facebook prend la main

Facebook précise que cette liste a été établie en concertation avec différentes agences sanitaires, dont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Concrètement, ‘les groupes, les pages et les comptes sur Facebook et Instagram qui partagent de manière répétée ces affirmations démenties peuvent être totalement supprimés’, prévient le réseau social. Une politique qui s’applique ‘immédiatement’.

En outre, Facebook demande aux administrateurs de groupes de ne pas empêcher eux-mêmes les membres de ceux-ci de diffuser des contenus interdits ou pour lesquels ils ont des doutes. Le réseau social se chargera de les examiner lui-même et, le cas échéant, de sévir.

Valorisation du contenu vérifié

En parallèle de ces mesures, Facebook a annoncé qu’il ferait désormais tout son possible pour mettre en lumière les informations vérifiées en lien avec les vaccins et/ou le Covid-19.

‘Nous promouvons des résultats pertinents et faisant autorité et nous fournissons des ressources tierces pour mettre les gens en contact avec des informations spécialisées sur les vaccins’, précise la plateforme.

Enfin, Facebook a affirmé offrir de l’espace publicitaire d’une valeur de 100 millions d’euros aux autorités sanitaires et aux associations promouvant la vaccination ou les campagnes de prévention dans le monde.

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