En place depuis 2012, le Premier ministre japonais Shinzo Abe remet sa démission

Shinzo Abe – EPA

C’est un véritable coup de tonnerre dans le monde politique nippon. Après les rumeurs de ces derniers jours, une confirmation officielle: Shinzo Abe a remis sa démission, principalement pour des raisons de santé.

En place depuis 2012, il détenait un record de longévité sur la scène politique nationale. Il fut également de tous les sommets internationaux de ces presque 10 dernières années, derrière les indétrônables Angela Merkel (Chancelière depuis 2005) et Vladimir Poutine. Avant le règne de Shinzo Abe, les Japonais avaient pour habitude de changer de Premier ministre tous les 17 mois en moyenne.

Mais des problèmes de santé sont venus interrompre un parcours idéal qui s’est toutefois assombri durant la crise du coronavirus. Shinzo Abe s’est rendu deux fois à l’hôpital ces derniers jours, pour ‘une maladie chronique intestinale’ (la rectocolite hémorragique dont il souffre depuis ses 17 ans). Le Premier ministre a décidé de faire un pas de côté pour ne pas aggraver sa situation et pour ‘éviter de perturber la scène politique nationale’.

Il quittera aussi ses fonctions de président du Parti libéral-démocrate (PLD).

Popularité au plus bas

Politiquement, Shinzo Abe était toutefois au plus bas dans les sondages. C’est la gestion de la pandémie qui a fait basculer sa popularité. Le Japon a connu près de 65.000 cas pour 1.226 décès. C’est relativement peu par rapport à l’Europe, mais élevé par rapport aux voisins directs du Japon.

Mais sous son règne, la bourse de Tokyo a doublé de valeur. Elle perd d’ailleurs 1,4% après l’annonce de sa démission.