En France, l’Etat prendra en charge 100% du chômage partiel

Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire
De Franse minister van Financiën Bruno Le Maire – EPA

L’Etat prendra en charge « intégralement » le chômage partiel demandé par les entreprises pénalisées par la propagation du nouveau coronavirus, a déclaré vendredi la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

« Des entreprises hésitaient en se disant qu’elles n’avaient pas les moyens de prendre en charge (…), là on remboursera intégralement 100% du chômage partiel », y compris au-delà du salaire minimum, a indiqué la ministre sur Franceinfo TV. « Nous allons le prendre en compte sur le budget du ministère du travail. »

Un « mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel sera mis en oeuvre », avait annoncé jeudi soir Emmanuel Macron lors de sa déclaration face à l’épidémie.

« Quel que soit le coût, nous ferons face » a-t-elle ajouté, annonçant que jeudi soir, 5.117 entreprises avaient demandé à bénéficier du chômage partiel pour un total de 80.000 salariés et un coût de 242 millions d’euros.

« Mais ça va aller bien au-delà évidemment », indique la ministre.

Pour les artisans, « les apprentis peuvent être en activité partielle, ne rompez pas les contrats des apprentis » et « les associations y ont droit comme les entreprises », a précisé la ministre.

Jusqu’à présent, le chômage partiel qui indemnise le salarié à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net n’était pris en charge par l’Etat qu’à hauteur du Smic. Mais M. Le Maire s’était dit dès jeudi ouvert au déplafonnement du dispositif.

Report des cotisations

La ministre a aussi assuré que les entreprises pourront bénéficier d’un report de leurs cotisations « sur simple mail » à l’administration, notamment pour le versement des cotisations Urssaf qui intervient le 15 mars. « Vous faites un mail et vous ne payez pas », a-t-elle indiqué.

Les mesures annoncées par le gouvernement français pour faire face à la crise économique provoquée par le coronavirus « coûteront des dizaines de milliards d’euros », a indiqué vendredi le ministre des Finances, Bruno Le Maire.

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