Eliminer nos déchets corporels éloignerait le cancer

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Big Pharma planche sur cette possibilité grâce à des médicaments appelés des ‘dégradeurs.’

En quelques mots, la majorité de nos maladies graves ou mortelles sont causées par une accumulation de protéines au sein de notre corps. Ces protéines sont stockées au(x) mauvais endroit(s) et dérèglent notre système immunitaire.

Actuellement

La majorité des médicaments qui luttent contre ces maladies sont coercitifs. En clair, ils se fixent sur les protéines qui causent les maladies et les enferment.

Mais en 1990, Craig Crews, chercheur à l’Université de Yale, lance un pavé dans la marre : et si, plutôt que d’enfermer les protéines problématiques via une camisole médicamenteuse, on les éliminait ?

L’ambition

L’objectif serait, toujours en simplifiant, de produire des ‘dégradeurs de protéines.’ Ces médicaments désintégreraient donc les protéines problématiques, et notre corps serait chargé de les éliminer via nos canaux d’élimination habituels.

En effet, le système d’élimination du corps humain décompose les protéines anciennes, indésirables ou endommagées en partie qui peuvent ensuite être recyclées en nouvelles protéines. Un groupe d’enzymes reconnaît les protéines inutiles et attache des étiquettes moléculaires qui les marquent pour la destruction. Lorsque le processus tourne mal et que les protéines clés sont recyclées à un rythme excessif ou insuffisant, certaines maladies mortelles peuvent se développer, telles que la fibrose kystique, le cancer du col de l’utérus ou le cancer du rein. Ici, les médicaments seraient utilisés comme agents de dégradation pour accélérer le travail initial du corps humain.

Ce système comporterait plusieurs avantages. Ces médicaments seraient commercialisables en grande quantité tout d’abord, sous forme de pilules. Et leur champ d’application s’annonce vaste. En allant de la tumeur résistante aux assemblages de protéines qui causent les maladies d’Alzheimer ou de Parkinson.

Le(s) bémol(s)

Les recherches et les tests concernant les ‘dégradeurs de protéines’ ne font que débuter. Ces médicaments ne seront pas effectifs avant plusieurs années. De plus, on ignore complètement l’ampleur de leur(s) effet(s) secondaire(s).

Toutefois, il est important de noter que trois médicaments de lutte contre le cancer et basés sur cette technique ont déjà atteint le stade des tests sur l’homme.