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Déjà affaiblis, les stocks de poissons pourraient diminuer de 60% d’ici 2100

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Climat

03/07/2020 | Kathy De Schrijver | 5 min de lecture

(pixabay)

D’ici 2100, jusqu’à 60% des espèces de poissons pourraient disparaitre à cause du réchauffement climatique. La chaleur et le manque d’oxygène sont les deux facteurs les plus fatals pour la faune marine.

Une récente étude allemande portant sur 700 espèces de poissons d’eau douce et d’eau de mer montre les effets du réchauffement climatique sur leur survie. Dans le scénario le plus optimiste où les températures seraient maintenues à 1,5 °C au-dessus du niveau préindustriel, 10% des espèces disparaitraient d’ici 2100. Dans une projection plus dramatique où l’augmentation monterait jusqu’à 4 à 5 °C, 60% des poissons seront effacés des espaces maritimes d’ici 80 ans. En sachant qu’aujourd’hui, nous sommes déjà 1 °C au-dessus de la période préindustrielle et nous nous dirigeons vers une hausse de 3 °C, selon les projections les plus optimistes.

Même si nous arrivions à limiter le réchauffement climatique, la disparition de 10% des espèces de poissons aurait un effet désastreux sur l’écosystème global. Retirez un élément de la chaine alimentaire et c’est toute la faune et la flore qui est impactée.

Flemming Dahlke, co-auteur de l’étude, a donné un exemple au journal The Guardian: ‘Considérez la mer du Nord. Nous nous attendons à voir des températures trop élevées pour que la morue de l’Atlantique s’y reproduise. Si cette espèce est expulsée du système, cela aura un impact important sur l’écosystème lui-même et tous les processus et interactions avec les espèces, car il s’agit d’un prédateur important’.

Raisons de cette disparition

Plus la température augmente, plus les poissons ont besoin d’oxygène pour survivre. Le problème est qu’une eau plus chaude signifie aussi une plus faible concentration d’oxygène. Les animaux marins ont donc de plus en plus de difficultés à respirer.

Et le danger est encore plus grand pour les embryons, qui ne savent pas bien réguler leur niveau d’oxygène, ainsi que pour les individus reproducteurs, qui ont besoin de plus d’oxygène pour pondre. Si la reproduction est menacée, c’est toute l’espèce qui va progressivement diminuer en nombre, pour finalement totalement disparaitre.

Certains poissons d’eau de mer vont pouvoir migrer vers des eaux plus froides. Mais cela va bouleverser l’écosystème, car de nouvelles espèces entreront en contact avec des milieux inconnus. Par contre, les poissons d’eau douce seront de toute façon limités par l’étendue de leur rivière, de leur lac ou de leur étang.

Disparition de masse

Cette étude est encore plus choquante quand elle est mise en lien avec d’autres qui ont estimé la population maritime au cours des dernières décennies. Le WWF en association avec la Zoological Society of London a montré qu’entre 1970 et 2012, plus de la moitié des espèces marines ont disparu. Ce travail ne parle pas uniquement des poissons, mais aussi des mammifères, des tortues, des invertébrés, etc. Le rapport indique qu’une grande partie de la faune maritime a déjà disparu et que cette catastrophe écologique va continuer pendant encore des années.

Notons en plus que l’étude de Flemming Dahlke et Hans-Otto Pörtner ne prend en compte que les disparitions à cause du manque d’oxygène. Ils n’ont pas calculé les dégâts causés par d’autres facteurs nuisibles à l’écosystème comme la pollution des milieux marins, la surpêche ou l’acidification des océans.

Source: The Guardian


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