Dans une tribune au New York Times, Biden a deux messages pour Poutine

Les États-Unis continueront à fournir un soutien militaire à l’Ukraine, mais veulent éviter une confrontation directe avec la Russie. Ce sont les deux messages que le président américain, Joe Biden, adresse au dictateur russe, Vladimir Poutine.

« Nous ne recherchons pas une guerre entre l’OTAN et la Russie. Bien que je ne sois pas d’accord avec Poutine et que je trouve ses actions honteuses, les États-Unis ne chercheront pas à le destituer. Tant que les États-Unis ou nos alliés ne seront pas attaqués, nous ne serons pas directement impliqués dans ce conflit, que ce soit en envoyant des troupes américaines se battre en Ukraine ou en attaquant les troupes russes », écrit le président américain dans le New York Times.

M. Biden a également confirmé que l’armée ukrainienne ne devait pas compter sur le soutien des États-Unis pour toute attaque perpétrée le territoire russe :

« Nous n’encourageons ni ne permettons à l’Ukraine de frapper en dehors de ses frontières ».

Rien n’indique que la Russie ait l’intention de déployer des armes nucléaires en Ukraine

Le président américain a réaffirmé que rien n’indiquait actuellement que la Russie ait l’intention de déployer des armes nucléaires en Ukraine, bien que la rhétorique russe soit dangereuse et hautement irresponsable.

Enfin, il a donné un avertissement à Poutine :

« Vladimir Poutine ne s’attendait pas à ce degré d’unité ni à la force de notre réponse. Il s’est trompé. S’il s’attend à ce que nous faiblissions ou cédions dans les mois à venir, il se trompe également. »

Cette unité commence néanmoins à s’effriter dans les faits. D’une part, il y a l’exemption hongroise de l’embargo pétrolier. De l’autre, le veto turc contre l’adhésion de la Suède et de la Finlande à l’OTAN.

À Paris, Berlin et Rome, on parie sur une fin rapide de la guerre. Ils veulent essayer de maintenir une certaine forme d’entente avec Moscou. En Pologne et dans les États baltes, Poutine et ses sbires sont considérés comme des criminels de guerre.

Sans perspective concrète de pleine intégration dans l’UE et l’OTAN, l’avenir de l’Ukraine risque de rester fragile.

D’autant plus que la situation sur le champ de bataille commence à changer et que la Russie prend progressivement le dessus.

(BL).

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