Chine contre États-Unis : quelle armée de l’air est la plus puissante ?


Principaux renseignements

  • La Chine remet en cause la suprématie aérienne américaine grâce à des chasseurs furtifs spécialement conçus à cet effet.
  • À long terme, l’échelle industrielle l’emporte sur une supériorité technologique marginale.
  • La Chine surpasse les États-Unis en termes de production afin de neutraliser les avantages américains existants.

Les États-Unis ont longtemps entretenu le mythe d’une domination incontestée dans le domaine de l’aviation furtive de cinquième génération, s’appuyant sur le F-22 Raptor et le F-35 Lightning II comme piliers de leur suprématie aérienne.

Cependant, la République populaire de Chine s’est imposée comme un concurrent redoutable, remettant en cause le monopole américain sur la technologie furtive. Alors que Washington qualifie souvent les avions chinois de copies de qualité inférieure, ce point de vue s’estompe à mesure que l’expertise de la Chine dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM) et son industrialisation de haute technologie s’accélèrent.

Supériorité aérienne : F-22 contre J-20

Une comparaison des principaux chasseurs de supériorité aérienne révèle des objectifs stratégiques distincts. Le F-22 Raptor, dont la production a été limitée à 183 exemplaires, a été conçu pour des engagements de courte durée au-dessus de l’Europe à la fin de la Guerre froide, ce qui lui confère un rayon d’action d’environ 850 kilomètres.

À l’inverse, le J-20 « Mighty Dragon » chinois est spécialement conçu pour les vastes distances de la région indo-pacifique, affichant un rayon d’action nettement supérieur, de près de 2 000 kilomètres, grâce à sa taille et à sa capacité en carburant. Alors que le F-22 est équipé d’un canon de 20 mm et du missile AIM-120D, le J-20 utilise le PL-15, qui offre une portée supérieure, et emploie des moteurs WS-15 à poussée vectorielle pour une grande maniabilité.

Capacités multifonctionnelles : F-35 contre J-35

Dans le domaine des appareils polyvalents, le F-35 est une plateforme monomoteur éprouvée, utilisée par plusieurs branches de l’armée américaine et par des nations alliées. Il est apprécié pour la puissance et l’efficacité de son moteur Pratt & Whitney F135, ainsi que pour sa capacité à passer en « mode bête », sacrifiant sa furtivité au profit d’un armement externe accru.

La réponse chinoise, le J-35, est un avion bimoteur conçu pour opérer aussi bien à partir de la terre ferme que de porte-avions. Bien qu’il soit encore en cours de développement, il est capable d’atteindre une vitesse de Mach 2,2 et peut déployer toute une gamme de munitions à guidage de précision et de missiles antinavires.

Le fossé industriel

La vulnérabilité critique des États-Unis ne réside pas nécessairement dans la qualité technologique, mais dans la capacité industrielle. Alors que les États-Unis exploitent plus de 800 F-35 et une petite flotte de F-22, ils ne peuvent pas relancer la chaîne de production du Raptor.

La Chine, quant à elle, a déjà mis en service environ 500 J-20 et en ajoute environ 120 de plus chaque année. De plus, Pékin vise à porter la production du J-35 à plus de 1 000 unités par an d’ici les années 2030.

La Chine ou les États-Unis ?

En fin de compte, le facteur décisif dans un conflit majeur n’est pas de savoir quel avion est légèrement plus avancé, mais quelle nation est capable de maintenir une production de masse. L’histoire démontre qu’une ingénierie supérieure — telle que celle dont faisaient preuve les avions allemands pendant la Seconde Guerre mondiale — ne peut compenser un manque de volume.

La véritable menace réside dans la capacité de la Chine à surpasser les États-Unis en termes de production, avec des appareils suffisamment avancés pour neutraliser les avantages américains. (fc)

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