Principaux renseignements
- Anduril a décroché un contrat de 85 millions de dollars (73,7 millions d’euros) pour développer un logiciel de conception numérique destiné à l’armée de l’air américaine.
- Le programme VOLARE privilégie la simulation virtuelle au prototypage physique afin d’accélérer le développement des avions.
- Le logiciel doit résoudre des problèmes critiques de gestion thermique pour les composants électroniques de combat à haute énergie.
Anduril Industries a décroché un contrat avec l’armée de l’air américaine d’une valeur maximale de 85 millions de dollars pour créer un logiciel de conception numérique avancé destiné aux avions de nouvelle génération.
Simulations virtuelles plutôt que prototypes
Cette initiative, gérée par le Laboratoire de recherche de l’armée de l’air situé dans l’Ohio, s’inscrit dans le cadre du programme VOLARE, qui vise à privilégier la simulation et les essais virtuels plutôt que la construction immédiate de prototypes physiques.
Contrat de dix ans
L’accord prend la forme d’un contrat à livraison et quantité indéterminées, ce qui signifie que la valeur totale sert de plafond de dépenses plutôt que de montant fixe. Les missions seront attribuées par le biais de commandes individuelles au fur et à mesure que les besoins se présenteront.
Sélectionnée parmi un groupe de huit entreprises concurrentes, Anduril mènera ses activités depuis Dayton, dans l’Ohio, selon un calendrier s’étendant jusqu’au 17 septembre 2036.
Objectifs
Le projet s’articule autour de deux objectifs principaux : la création d’un logiciel capable de simuler l’ensemble des systèmes d’un véhicule et le développement de stratégies sophistiquées de gestion thermique.
Les avions de combat modernes intégrant des capteurs à haute énergie, des systèmes informatiques puissants et des radars, la prévention de la surchauffe des composants électroniques et des moteurs est devenue une priorité absolue en matière de conception.
Bien que le plafond global du contrat soit élevé, le financement initial est modeste ; l’armée de l’air n’a pour l’instant alloué que 50 000 dollars à la première commande, en puisant dans les fonds de recherche de 2026, mais des moyens supplémentaires sont attendus à mesure que le projet avance.
L’avènement d’Anduril
Ce partenariat renforce la présence d’Anduril dans le domaine de l’ingénierie numérique militaire. L’entreprise avait déjà été saluée par le Bureau de la recherche navale et la Naval Postgraduate School en avril 2026 pour son approche intégrée du développement de missiles, qui combine les essais en vol et la modélisation numérique afin d’accélérer le passage de l’idée au prototype. Cette nouvelle initiative s’inscrit dans le prolongement d’un effort mené depuis une décennie par la Direction des systèmes aérospatiaux visant à perfectionner les logiciels de simulation des mécanismes de refroidissement des aéronefs. (fc)
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