Principaux renseignements
- Selon Chevron, les prix du GNL devraient rester élevés pendant au moins six mois encore.
- Les interruptions d’approvisionnement en provenance du Moyen-Orient sont à l’origine de la volatilité actuelle du marché.
- Les acheteurs asiatiques sont confrontés à une concurrence féroce cet hiver pour s’approvisionner en énergies alternatives.
Selon Balaji Krishnamurthy, directeur général de Chevron Australie, les coûts du gaz naturel liquéfié (GNL) devraient rester élevés pendant au moins les six prochains mois. S’exprimant sur Bloomberg TV, Krishnamurthy s’est montré sceptique quant à une baisse prochaine des prix, invoquant d’importantes interruptions d’approvisionnement en provenance du Moyen-Orient.
Actifs de Chevron en Australie
Chevron maintient une présence importante dans le secteur énergétique australien grâce à deux opérations majeures : le projet Wheatstone, qui produit 8,9 millions de tonnes par an, et Gorgon, la plus grande installation du pays avec une capacité de 15,6 millions de tonnes. À eux deux, ces actifs fournissent environ 5 pour cent du GNL mondial.
Tensions géopolitiques
La volatilité des marchés a récemment atteint un pic, les prix au comptant pour une livraison en octobre en Asie du Nord-Est ayant atteint leur plus haut niveau depuis fin 2022. Cette flambée s’explique par l’escalade des tensions au Moyen-Orient, qui ont entravé la circulation normale du gaz dans le détroit d’Ormuz.
Bien que certaines cargaisons en provenance des Émirats arabes unis et du Qatar aient réussi à quitter la région en transférant leur cargaison vers d’autres navires en dehors de ce goulet d’étranglement, ces efforts n’ont pas suffi à stabiliser le marché.
Approvisionnement hivernal
À l’approche de la saison de chauffage hivernale, une concurrence féroce s’est installée entre les acheteurs européens et asiatiques pour s’assurer des sources d’énergie alternatives.
(at)
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