Chaque année, 4 millions de personnes meurent du manque d’activité physique

(Pixabay)

La sédentarité est le manque d’activité physique dans la population. Avec les confinements successifs et le télétravail, de moins en moins de personnes prennent le temps de pratiquer un peu d’activité physique chaque jour. Pourtant, la sédentarité serait la cause de plus de 7% des décès dans le monde.

C’est le constat d’une étude publiée ce mercredi dans la revue British Medical Journal of Sports Medicine. Des épidémiologistes américains ont estimé que plus de 4 millions de morts – toute cause confondue – seraient en partie liés à un manque d’exercice physique qui augmente le risque de maladie non transmissible.

L’impact de la sédentarité

La sédentarité a un impact sur les risques de contracter un certain nombre de maladies : maladie cardiovasculaire ou des artères coronaires, AVC, hypertension, diabète de type 2, cancer, dépression ou démences.

Les épidémiologistes ont alors repris la liste des décès dans 168 pays sur un an. Pour chaque maladie, ils ont donné un pourcentage de cas attribuables à l’inactivité. Par exemple, l’inactivité causerait 1,8% des décès pour hypertension et 8,1% pour les démences.

Ensuite, ils ont appliqué ces pourcentages aux personnes décédées dans le monde de ces différentes maladies. Résultat : plus de 4 millions de morts pourraient être évités si la population sédentaire faisait plus de sports.

Les chercheurs ont pu aussi faire des analyses par région du monde. ‘Le plus grand nombre de personnes (en chiffres absolus) touchées par l’inactivité physique vivent dans des pays en développement compte tenu de la taille de leur population’, expliquent-ils dans leur étude. Mais ce sont les pays riches qui supportent ‘la charge relative la plus lourde’, parce qu’ils sont plus touchés par ces maladies non transmissibles.

Comment l’éviter ?

‘Nos résultats démontrent que la charge de l’inactivité physique sur santé publique est véritablement un problème mondial qui exigera une collaboration internationale pour mobiliser le changement’, ont écrit les chercheurs. Ils donnent l’exemple de l’objectif de l’OMS qui tendait à réduire l’inactivité physique de 15% entre 2018 et 2030. Pour les épidémiologistes, les gouvernements du monde doivent créer des politiques qui poursuivent cet objectif. Et cela passe par des investissements dans le sport et les structures sportives pour les rendre plus accessibles.

Mais c’est également à la population de se rendre compte des biens-faits du sport sur la santé physique et mentale. En ces temps de pandémie, où l’on sort moins souvent et où les idées noires sont plus courantes, réaliser un peu d’activité sportive chaque jour est plus que bénéfique. L’OMS recommande de faire 150 minutes d’activité modérée par semaine. Pour cela, marcher ou rouler à vélo pendant 30 minutes 5 fois sur la semaine. Faire le ménage ou jouer avec les enfants de manière active est aussi une bonne manière de réaliser un peu de sport sans y penser. Enfin, vu que les salles de sports sont fermées, il est également possible de réaliser des séances de sports en ligne gratuitement.

Rappelons que la crise du coronavirus, qui mène a beaucoup d’isolement et à de sédentarité, a tué a elle seule 2,8 millions de personnes à travers le monde.

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