Carrefour va forcer les abattoirs à installer des caméras

La chaîne française de supermarchés Carrefour veut que les abattoirs où le distributeur achète de la viande soient désormais équipés de caméras. C’est ce que rapportent des médias français. Carrefour veut ainsi contribuer au combat pour le bien-être des animaux.

En mai, le Parlement français avait rejeté l’installation obligatoire de caméras dans les abattoirs, mais Carrefour en prend maintenant l’initiative et demandera à tous ses fournisseurs de fournir des caméras.

Carrefour veut des caméras dans tous les abattoirs

« Pour garantir une transparence totale tout au long du processus d’abattage et continuer à soutenir et à renforcer les contrôles antérieures », dit la chaîne dans un communiqué. Un premier projet pilote sera lancé bientôt. En 2019, 84 autres abattoirs en 2019 seront également audités en coopération avec l’OABA (Oeuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs) .

La présence de caméras dans les abattoirs devrait bientôt figurer parmi les exigences imposées par Carrefour à ses fournisseurs. Ce sont les fournisseurs qui devront payer pour cet investissement. 

La Blockchain

Plus tôt cette semaine, on avait appris que toute personne qui achète une barquette le « Porc d’antan » de chez Carrefour peut désormais, grâce à un simple scan, vérifier avec son smartphone l’origine de cette viande. La solution « Farm-to-Shop » est une première pour la Belgique. Le détaillant utilise la technologie de la blockchain, en collaboration avec l’organisme de contrôle Vinçotte, pour fournir aux clients des détails sur l’origine des produits. 

Un QR code dynamique est apposé au produit pendant le processus de conditionnement. Il peut ensuite être numérisé avec un smartphone par quiconque souhaite vérifier l’origine du produit. Le consommateur accède ainsi aux données que Vinçotte gère depuis 15 ans sur demande de Carrefour.