Principaux renseignements
- BYD souhaite stimuler les ventes d’automobiles en Chine grâce à des robots humanoïdes
- L’infrastructure existante dédiée à la production de véhicules électriques offre à l’entreprise un avantage financier considérable.
- Les projets à long terme de BYD prévoient l’utilisation de robots qui non seulement aideront les clients dans les salles d’exposition, mais prendront également en charge certaines tâches à domicile, dans les entrepôts et dans les centres commerciaux.
Pour contrer la baisse des ventes automobiles, BYD diversifie sa technologie en déployant des robots humanoïdes dans ses magasins. À partir de ce mois-ci, l’entreprise prévoit de mettre en service un prototype fonctionnel dans ses centres Di Space à Zhengzhou. Ce robot, qui s’appellerait « Xiao Di », est conçu pour communiquer avec les visiteurs. C’est ce que rapporte le South China Morning Post.
Bien que cela n’ait pas été officiellement confirmé, certaines informations suggèrent que la machine mesure 1,61 mètre de haut et est capable d’assurer des traductions en temps réel dans six langues internationales et six dialectes chinois régionaux.
De l’assistant de showroom à l’aide ménagère
La stratégie immédiate se concentre sur les salles d’exposition. Stella Li, vice-présidente exécutive, envisage de déployer quelques robots par concession pour accueillir les clients et leur fournir des informations sur les véhicules. Elle précise que ces machines sont destinées à assister les employés humains plutôt qu’à les remplacer.
Les objectifs à long terme de l’entreprise sont toutefois bien plus ambitieux et portent sur des tâches à effectuer dans les entrepôts, les centres commerciaux et les habitations, telles que la cuisine, le ménage et la compagnie émotionnelle. BYD prévoit de créer une plateforme open source afin de faciliter le développement de ces modèles, tant en interne que par le biais de partenariats.
Avantage
BYD estime que sa vaste infrastructure de production constitue un avantage majeur par rapport à ses concurrents. Comme l’entreprise fabrique déjà à l’échelle mondiale ses propres composants électroniques, moteurs et batteries, elle peut tirer parti des similitudes techniques entre les véhicules électriques et la robotique pour réduire ses coûts de production par rapport à des start-ups de plus petite taille.
Concurrence s’intensifie sur le marché de la robotique
Cette initiative place BYD dans un secteur très concurrentiel où les géants de l’automobile se tournent vers la robotique. L’entreprise suit une tendance lancée par l’Optimus de Tesla et d’autres concurrents chinois tels que Xpeng, Li Auto et Chery.
Cette vague est soutenue par le gouvernement chinois, qui a vu la production de robots humanoïdes passer de 20 000 unités en 2025 à plus de 40 000 au premier semestre 2026, certaines prévisions suggérant que des millions de robots-ouvriers pourraient être en activité d’ici dix ans.
Pression économique
Le moment choisi pour cette initiative est probablement une réponse aux pressions financières, les ventes de voitures de BYD ayant chuté d’environ 16 pour cent au premier semestre en raison d’une concurrence tarifaire intense en Chine. Malgré l’enthousiasme suscité, le projet se heurte à des obstacles de taille.
Aucune information n’a pour l’instant été rendue publique concernant les tarifs, les calendriers de fabrication ou la viabilité commerciale. De plus, le potentiel d’expansion mondiale est limité par les restrictions commerciales américaines sur la robotique chinoise. Par conséquent, l’objectif initial du robot reste restreint : stimuler les ventes de voitures sur le marché intérieur chinois. (lv)
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