Principaux renseignements
- La ministre fédérale de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, propose de réduire le financement destiné au logement des demandeurs d’asile à Bruxelles, invoquant une surcapacité.
- Les autorités bruxelloises s’opposent à cette proposition, plaidant en faveur d’un soutien accru en raison des besoins humanitaires persistants.
- Le gouvernement bruxellois est confronté à d’importantes contraintes financières pour répondre à ces besoins, tout en critiquant la tentative du gouvernement fédéral de se décharger de ses responsabilités.
La région bruxelloise reçoit chaque année 42 millions d’euros du gouvernement fédéral pour héberger 2 000 demandeurs d’asile. Cet accord, connu sous le nom d’« accord de Bruxelles », a été conclu en 2022 afin de remédier à la pression exercée sur le système d’asile bruxellois en raison d’un manque de soutien fédéral. Cet accord est critiqué, rapporte De Morgen ce mardi.
En attente d’un logement
Malgré une récente baisse des demandes d’asile au cours des dix derniers mois, le nombre d’hommes célibataires en attente d’un logement reste important, dépassant actuellement les 1 000 personnes. La ministre fédérale de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), entend évaluer et éventuellement réduire le financement du « Brussel-deal », invoquant un excédent de 1 000 places disponibles et la nécessité d’optimiser le budget de son département.
Les autorités bruxelloises s’opposent toutefois fermement à cette proposition. Elles font valoir que le nombre de places disponibles devrait être augmenté plutôt que réduit, soulignant les besoins humanitaires persistants d’un groupe diversifié de migrants résidant dans la région. L’accord de Bruxelles reconnaît explicitement ces personnes et alloue des ressources pour leur prise en charge.
Contraintes financières
Le gouvernement bruxellois, confronté à ses propres difficultés financières, contribue actuellement à hauteur de 23 millions d’euros par an pour répondre aux besoins de cette population spécifique. Ce chiffre devrait augmenter, soulignant encore davantage l’urgence de maintenir un financement adéquat.
Les députés bruxellois critiquent la position de Van Bossuyt, qu’ils considèrent comme une tentative délibérée de son parti (N-VA) de porter atteinte à l’autonomie de Bruxelles et d’imposer à la région des responsabilités qui incombent de droit au gouvernement fédéral. Ils font valoir que les mesures d’économie ne devraient pas se faire au détriment des personnes vulnérables qui cherchent refuge et soutien dans la région. (fc)
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