Biden n’attend pas que Trump se résigne pour former son gouvernement: voici les premiers noms de ceux qui devront redorer l’image des USA à l’étranger

‘President elect’ Joe Biden – AP Photo/Alex Brandon

Le futur président des États-Unis, Joe Biden, ne se laisse pas distraire par le refus du président sortant Donald Trump de reconnaître les résultats de l’élection américaine. Le ‘président élu’ planche déjà sur son futur gouvernement. Les premiers noms qui ont fuité concernent tous des postes cruciaux qui représenteront les États-Unis dans le reste du monde.

Un nom est déjà sur toutes les lèvres, celui d’Anthony Blinken, qui semble en passe d’accéder au poste prestigieux de secrétaire d’État. Joe Biden et Anthony Blinken se connaissent depuis longtemps. Lorsque Joe Biden était le vice-président d’Obama, Blinken travaillait pour lui en tant que conseiller en matière de sécurité nationale.

D’autres noms ont été divulgués, notamment celui de Jake Sullivan, qui pourrait occuper le poste de ‘conseiller à la sécurité nationale’. Linda Thomas-Greenfield  pourrait quant à elle devenir ambassadrice auprès des Nations unies. Jake Sullivan était l’un des principaux conseillers d’Hillary Clinton. Linda Thomas-Greenfield était une haute fonctionnaire des Affaires étrangères sous la présidence d’Obama, et elle a été l’une des victimes d’une importante série de renvois sous l’administration Trump. 

Aucune de ces nominations n’est encore officielle. La Team Biden devrait  dévoiler quelques noms dès demain, mais comme toujours à Washington, les nouvelles vont vite et il est difficile de garder de telles informations secrètes… 

Avec ces nominations, Joe Biden pose les jalons de sa présidence et définit clairement sa stratégie. Les États-Unis vont changer radicalement leur position sur la scène internationale: ils vont abandonner l’idée d’une ‘America First’ (l’Amérique d’abord) et revenir à l’approche d’Obama. Anthony Blinken, tout comme Joe Biden, souhaite renouer le plus rapidement possible avec un certain nombre de traités internationaux dont Trump s’était détaché, notamment l’Accord de Paris sur le climat et l’Accord nucléaire avec l’Iran.

La Chine, le hot topic

La question la plus brûlante sera celle de la future relation que le président entretiendra avec la Chine. Bien que durant sa campagne, Trump ait souvent été très critique à l’égard de l’influence croissante de la Chine sur la scène internationale, il s’est montré beaucoup plus prudent une fois installé à la Maison-Blanche.

Biden semble vouloir suivre une autre voie. Début novembre, alors qu’il s’entretenait avec le Premier ministre japonais, le ‘président élu’ a ajouté de l’huile sur le feu et ravivé les tensions existantes entre Pékin et les États-Unis.

Anthony Blinken n’y est pas allé de main morte non plus en évoquant Taïwan dans une interview en juillet dernier. ‘Nous devons défendre et protéger le respect de la démocratie a Taïwan, en exposant les tentatives d’ingérence de Pékin’, avait-il alors déclaré.