Principaux renseignements
- Le Premier ministre Bart De Wever a souligné au Parlement la nécessité d’une nouvelle série de mesures d’austérité au niveau fédéral.
- De Wever n’a pas souhaité s’engager sur un montant précis, mais au moins 7 milliards d’euros sont nécessaires pour l’Europe.
- Le Premier ministre n’a pas souhaité réagir à l’appel lancé par Les Engagés en faveur d’un impôt sur la fortune.
Lors d’une séance parlementaire mercredi, le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) a été interrogé sur les ajustements budgétaires à venir. Afin de se conformer aux réglementations européennes en matière de dépenses, le chef du gouvernement a l’intention d’identifier au moins 7 milliards d’euros d’économies d’ici la fête nationale.
Au moins 7 milliards d’euros
Les experts financiers ont suggéré des mesures encore plus drastiques. Pierre Wunsch, gouverneur de la Banque nationale, a averti que l’administration fédérale pourrait devoir réduire ses dépenses d’environ 11 milliards d’euros pour maintenir la confiance des investisseurs financiers internationaux.
Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a quant à lui plaidé en faveur d’une réduction des dépenses de 7 milliards d’euros avant l’été. Il affirme que ce montant est actuellement suffisant, car d’importantes économies ont déjà été réalisées ces derniers temps.
Des économies sont nécessaires
Tout en refusant de s’engager sur un montant précis à ce stade, De Wever a reconnu la gravité de la situation. Il a souligné, via De Morgen, que des économies de plusieurs milliards devaient être réalisées pour garantir la stabilité financière à long terme du pays, tout en précisant que le processus serait difficile.
Débat sur l’impôt sur la fortune
Le Premier ministre a également réagi à une proposition des Engagés concernant un nouvel impôt sur la fortune. Yvan Verougstraete, le chef du parti, a suggéré de mettre en place un impôt de 0,3 pour cent sur les actifs mobiliers des 5 pour cent les plus riches de la population.
De Wever a exprimé son scepticisme quant à la viabilité de telles revendications publiques et s’est opposé à l’établissement de limites trop rigides ou à des revendications irréalistes. Il a conclu que sa responsabilité première était de parvenir à un consensus au sein de la coalition gouvernementale. (fc)
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