L’armée américaine se prépare pour une guerre dont elle ne veut pas

« Au sein de l’armée, les officiers et les militaires se préparent discrètement à une guerre, dont ils ne souhaitent pas qu’elle survienne » , écrit le journal américain New York Times en introduction de son article intitulé « L’armée se prépare discrètement pour le dernier recours : une guerre avec la Corée du Nord ». Il affirme que c’est surtout la rhétorique belliqueuse du président Trump qui a convaincu les chefs de l’état-major américain qu’ils devaient préparer les troupes à l’éventualité d’une action militaire dans la péninsule coréenne.

« Au sein de l’armée, les officiers et les militaires se préparent discrètement à une guerre, dont ils ne souhaitent pas qu’elle survienne » , écrit le journal américain New York Times en introduction de son article intitulé « L’armée se prépare discrètement pour le dernier recours : une guerre avec la Corée du Nord ». Il affirme que c’est surtout la rhétorique belliqueuse du président Trump qui a convaincu les chefs de l’état-major américain qu’ils devaient préparer les troupes à l’éventualité d’une action militaire dans la péninsule coréenne.

En effet, au cours de son discours aux Nations Unies en septembre dernier, Trump avait promis rien de moins que de « détruire totalement la Corée du Nord », si elle venait à menacer les Etats-Unis. Depuis, les tensions se sont atténuées entre les deux pays.« Après 16 ans de combats contre les rebelles en Irak, en Afghanistan et en Syrie, les généraux américains aux commandes s’inquiètent que l’armée est mieux préparée pour affronter des groupes de militants sans Etat, plutôt que pour sa mission conventionnelle de faire face à des pouvoirs nationaux fortement fortifiés disposant de leurs propres armée et défense aérienne », écrit le journal.Mais contrairement à ce qui s’est passé lors de l’invasion de l’Irak, qui a débuté en 2003, et qui avait été précédée de démonstrations de force publiques, le Pentagone cherche à tenir ses préparatifs de guerre discrets. Il redoute que la publication de ces préparatifs soit vécue comme une provocation pour le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, et qu’ils provoquent effectivement une guerre en conséquence.

Mattis veut apaiser Trump

Selon un certain nombre de décideurs à la Maison Blanche, une attaque ciblée et limitée sur la Corée du Nord est possible, qui serait sans conséquence, ou avec un impact minime sur la Corée du Sud. Mais le Secrétaire à la Défense Jim Mattis n’est pas du tout convaincu par cet argument.[Le problème de Trump n’est pas la Corée du Nord, mais une ville de Corée du Sud située à moins de 56 km de la frontière avec la Corée du Nord : Séoul. 14 millions de personnes y vivent, et les Nord-Coréens disposent de suffisamment de ressources militaires pour anéantir la capitale sud-coréenne – l’une des métropoles les plus grandes et les plus prospères d’Asie – sans avoir à recourir à l’arme nucléaire].Les préparatifs en cours seraient aussi pour Mattis un moyen d’apaiser Trump. Les préparatifs avertissent le président de la gravité avec laquelle le Pentagone envisage la situation. De cette manière, Mattis se protège également de potentielles suggestions d’initiés selon lesquelles il ne serait pas sur la même ligne que Trump.

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