Le président allemand Steinmeier met en garde la Chine contre les conséquences économiques d’une guerre prolongée en Ukraine


Principaux renseignements

  • Le président fédéral allemand Steinmeier a appelé la Chine à user de son influence diplomatique pour mettre fin à la guerre en Ukraine.
  • L’instabilité mondiale constitue une menace pour les intérêts économiques et les chaînes d’approvisionnement des grandes puissances commerciales.
  • La Russie et la Chine renforcent leur alliance militaire grâce à la technologie commune et à la production industrielle conjointe.

Lors d’une récente visite d’État, le président fédéral allemand Frank-Walter Steinmeier a appelé la Chine à user de son influence pour inciter la Russie à mettre fin à la guerre en Ukraine.

Paix en Ukraine est également dans l’intérêt de l’économie chinoise

Selon la Deutsche Welle, Steinmeier a averti que la persistance des troubles mondiaux constituait un risque considérable pour les principales économies mondiales. Il a affirmé que la paix en Ukraine était également dans l’intérêt de la Chine. En tant que leader mondial du commerce, le pays dépend en effet de sources d’énergie stables, de voies maritimes sûres et de chaînes d’approvisionnement fiables.

Risques économiques

Steinmeier a souligné que la durée prolongée de ces hostilités sape le système financier mondial, ce qui nuit en retour à la Chine, l’une des principales économies mondiales. Il a précisé que l’Allemagne n’était pas opposée à la croissance économique de la Chine. Il a toutefois fait remarquer que la communauté internationale suivait de près l’évolution de ce pays.

Renforcement des liens militaires

Des informations indiquent toutefois un approfondissement de l’alliance militaire entre Moscou et Pékin. Une étude de C4ADS révèle que la Russie a délocalisé une part plus importante de sa production militaire en Chine. Ce partenariat implique un échange réciproque de savoir-faire en matière d’armement de pointe et se caractérise par une relation déséquilibrée mais de plus en plus forte.

L’analyse a mis en lumière plus de 300 envois entre des dizaines de fournisseurs russes et d’entités chinoises, impliquant le transfert de propriété intellectuelle, de méthodes de production et de technologies à double usage.

Coopération industrielle

L’enquête montre également que les entreprises russes collaborent de plus en plus souvent avec des partenaires chinois pour répondre aux besoins de la guerre. Elles le font notamment en délocalisant leurs sites de production. Grâce à cette coopération en matière de recherche et développement, les deux pays peuvent affiner la conception de leurs armes, réduire les coûts et accélérer la production de masse.

La Russie apporte son expertise militaire, tandis que la Chine met à contribution ses importantes capacités industrielles et ses investissements dans le développement technologique. Des partenariats universitaires et des projets de recherche communs renforcent également cette coopération. L’alliance « No Limits », créée juste avant le déclenchement de la guerre, prend ainsi davantage forme. (lv)

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