Principaux renseignements
- Temu doit payer une amende de 200 millions d’euros pour avoir enfreint la loi européenne sur les services numériques (DSA).
- De nouveaux protocoles de sécurité permettront d’empêcher la circulation de marchandises dangereuses et de produits illégaux.
- Si Temu ne met pas en œuvre ces réformes, l’entreprise s’expose à des amendes journalières supplémentaires.
Après s’être vu infliger une amende de 200 millions d’euros par la Commission européenne, la plateforme chinoise de commerce en ligne Temu s’est engagée à améliorer ses protocoles de sécurité pour les consommateurs.
L’autorité européenne a annoncé lundi avoir approuvé à titre provisoire une série de propositions de modifications présentées par l’entreprise. Temu dispose de quatre mois pour mettre en œuvre ces mesures.
Infractions à la loi sur les services numériques
La sanction financière a été infligée en mai. Elle faisait suite à la constatation que Temu n’avait pas suffisamment protégé ses utilisateurs contre les produits illégaux et n’avait pas évalué correctement les risques liés à ses activités. La Commission européenne a considéré cela comme une infraction grave à la loi sur les services numériques.
Des contrôles effectués en 2025 ont mis en évidence plusieurs problèmes de sécurité graves. Ainsi, les adaptateurs électriques ne répondaient pas aux normes de base. De même, un nombre considérable de jouets pour enfants contenaient des substances chimiques dangereuses ou présentaient un risque d’étouffement.
Révision des évaluations des risques
Dans le cadre de sa stratégie de redressement, Temu a accepté de repenser son cadre d’évaluation des risques en s’appuyant sur des données actualisées et fiables, adaptées à son modèle économique spécifique.
Un élément clé de cette révision consiste à examiner de manière approfondie les algorithmes de recommandation afin de s’assurer qu’ils ne favorisent pas la promotion de produits illégaux.
Obligation de rendre compte
Afin de garantir la responsabilité de l’entreprise, celle-ci doit fournir des indicateurs concrets démontrant que ces nouvelles mesures de protection limitent efficacement la disponibilité des articles illégaux.
En outre, l’entreprise doit faire preuve de transparence quant aux limites de ses contrôles manuels et automatisés des vendeurs. Temu doit également enquêter sur la manière dont les vendeurs contournent délibérément les règles de la plateforme pour vendre des produits interdits.
Possibilité de sanctions supplémentaires
Ce litige juridique dure désormais depuis près de deux ans. Si la Commission européenne estime que les efforts de Temu sont insuffisants, l’entreprise pourrait se voir infliger des amendes journalières supplémentaires en plus de l’amende initiale. (lv)
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