Principaux renseignements
- La France développe le Rafale F5 afin de renforcer son armée de l’air et de garantir son indépendance stratégique.
- Des moteurs améliorés et des missiles hypersoniques augmentent considérablement la puissance de feu de ce chasseur.
- Des drones d’escorte fidèles transforment l’appareil en un centre de commandement autonome.
Suite à l’échec du projet franco-allemand FCAS, la France se tourne vers le Dassault Rafale F5, également connu sous le nom de « Super Rafale ». Cette version avancée du chasseur phare est conçue pour assurer la suprématie aérienne française et concurrencer la part de marché mondiale du F-35 américain.
Destiné à être mis en service dans l’Armée de l’air française vers 2030, le F5 est la pierre angulaire de la stratégie militaire nationale pour la période 2024-2030, qui vise à porter la flotte de chasseurs à au moins 230 appareils d’ici 2035.
Propulsion améliorées
L’une des principales améliorations réside dans l’intégration du moteur M88 T-REX de Safran. Ce moteur puissant offre un gain de poussée de 20 pour cent, atteignant neuf tonnes métriques, ce qui améliore les performances en vol sans nécessiter de refonte de la cellule. Cette puissance est complétée par des outils sophistiqués de guerre électronique et un radar RBE2 amélioré.
Ces systèmes permettent aux pilotes de suivre simultanément de nombreuses cibles et de déployer une « bulle d’autodéfense » de haute technologie pour neutraliser les radars ennemis et les tentatives de brouillage.
Missiles hypersoniques
L’arsenal offensif du F5 fait l’objet d’une refonte en profondeur. L’appareil sera équipé du missile nucléaire hypersonique ASN4G, ainsi que du futur missile antinavire (FASM) et du futur missile de croisière (FCM). Ces nouvelles armes sont destinées à remplacer les anciens systèmes Exocet et SCALP, offrant des capacités de frappe à longue portée bien plus létales.
Intégration des drones
L’un des aspects les plus innovants du Super Rafale réside dans sa synergie avec les systèmes aériens de combat sans pilote (UCAS). Grâce à l’utilisation de drones « nEUROn » servant d’ailiers fidèles, les pilotes du F5 peuvent coordonner en temps réel des aéronefs autonomes pour exécuter des frappes de précision.
Alors que les États-Unis développent des avions de combat collaboratifs similaires pour leur flotte furtive, la France entend faire du F5 un centre de commandement entièrement autonome. Un prototype est attendu d’ici 2027, et des vols combinés pilotés-non pilotés sont prévus pour 2028, dans le cadre d’un partenariat avec les Émirats arabes unis.
Ambitions sur le marché mondial
Dassault Aviation positionne le F5 pour reconquérir les marchés d’exportation en Europe, en Asie et au Moyen-Orient, où le F-35 de Lockheed Martin a historiquement dominé. La concurrence reste toutefois féroce. Lockheed Martin prévoit déjà des mises à niveau massives du châssis du F-35 afin de conserver son avantage en matière de puissance de feu et de connectivité.
Malgré cela, le Rafale F5 incarne l’engagement de la France en faveur de l’indépendance aérospatiale et son adaptation aux menaces modernes mises en évidence par les récents conflits en Ukraine. (fc)
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