Le fabricant de vaccins GSK prévoit de supprimer plus de 1 200 emplois en Belgique


Principaux renseignements

  • Le fabricant de vaccins GSK prévoit de supprimer plus de 1 200 postes de direction et administratifs en Belgique.
  • Les syndicats dénoncent cette restructuration comme un coup dur et injuste, malgré les bénéfices élevés de l’entreprise.
  • David Clarinval (MR), ministre fédéral de l’Emploi et de l’Économie, avertit que la Belgique doit réformer sa politique économique afin d’éviter une nouvelle délocalisation industrielle.

Plus de 1 200 emplois sont menacés chez le fabricant de vaccins GSK en Belgique, comme cela a été révélé lors d’une réunion extraordinaire avec le comité d’entreprise de la société. Les mesures d’économie proposées visent 735 postes de direction et 482 employés administratifs, tandis que les ouvriers ne seront pas concernés. C’est ce que rapporte Belga.

Le groupe pharmaceutique britannique explique que ces changements s’inscrivent dans une stratégie visant à rationaliser l’organisation et à réorienter les ressources vers les développements médicaux les plus prometteurs. GSK entend ainsi renforcer sa position concurrentielle à l’échelle mondiale.

GSK souhaite maintenir sa présence en Belgique

Malgré ces réductions d’effectifs, GSK affirme que ses activités belges restent d’une importance cruciale pour le groupe et qu’il restera le premier employeur du secteur pharmaceutique dans le pays.

L’entreprise emploie actuellement 8 500 personnes, réparties entre ses sites de Gembloux, Rixensart et Wavre.

Indignation chez les syndicats

Les représentants syndicaux ont fait part de leur choc et de leur indignation face à cette nouvelle. Élodie Mascolo, représentante de l’ACV, a critiqué cette mesure, la qualifiant d’inéquitable compte tenu de la forte rentabilité de l’entreprise, et a laissé entendre que GSK pourrait progressivement délocaliser ses activités de recherche, de production et de développement aux États-Unis.

De son côté, Jamal Amraoui, de l’ABVV, a qualifié l’ampleur des suppressions d’emplois de « carnage social ».

Gouvernement demande des explications et des alternatives

David Clarinval (MR), ministre fédéral de l’Emploi et de l’Économie, considère cette évolution comme un avertissement pour l’ensemble du secteur.

Il a appelé la direction de GSK à fournir des justifications détaillées de cette restructuration et à examiner toutes les alternatives permettant de limiter au maximum les suppressions d’emplois, telles que les mutations internes.

Clarinval appelle à des réformes économiques

Le ministre Clarinval a averti que l’instabilité dépassait le cadre d’une seule entreprise, et a fait remarquer que d’autres laboratoires pharmaceutiques pourraient également réduire leur présence en Belgique si le gouvernement n’intervenait pas.

Le ministre affirme avoir déjà pris des mesures dans le cadre de ses propres compétences. Il estime toutefois que des réformes fiscales et sanitaires sont nécessaires de toute urgence pour préserver la « Pharma Valley » belge. Selon Clarinval, cette situation constitue un signal politique crucial indiquant que la Belgique doit améliorer son attractivité économique et sa compétitivité afin de préserver son tissu industriel. (lv)

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