Principaux renseignements
- Les retards de paiement en Belgique ont bondi de 19 pour cent à 32 pour cent cette année.
- Les réserves d’épargne se sont effondrées.
- La vulnérabilité financière augmente plus rapidement en Belgique que dans le reste de l’Europe.
L’instabilité financière gagne du terrain au sein de la population belge, selon une étude récente menée par Intrum, société spécialisée dans le recouvrement de créances et les services financiers.
Forte hausse des retards de paiement
Les données révèlent une augmentation considérable du nombre de personnes qui ne respectent pas leurs délais de paiement. Environ 32 pour cent des Belges n’ont pas payé au moins une facture à temps cette année, contre seulement 19 pour cent l’année dernière. De plus, environ 10 pour cent de la population est actuellement endettée.
La tendance au non-paiement de plusieurs factures s’est fortement accentuée, passant de 8 pour cent l’année dernière à 19 pour cent actuellement, soit plus du double. Cette hausse est nettement plus marquée que la tendance générale observée en Europe, où les retards de paiement ne sont passés que de 24 pour cent à 29 pour cent.
Érosion des filets de sécurité financière
Le rapport met également en évidence l’affaiblissement des filets de sécurité financière. Seuls 18 pour cent des personnes interrogées estiment disposer d’une épargne suffisante pour faire face à une crise économique soudaine ou à une dépense imprévue, ce qui représente une baisse de 13 points de pourcentage par rapport à l’année dernière.
En conséquence, 27 pour cent des citoyens ont dû emprunter de l’argent – hors crédits immobiliers – pour régler leurs factures au cours des six derniers mois, contre 20 pour cent auparavant.
Recours accru au crédit à la consommation
On observe également un recours croissant au crédit à la consommation non garanti. Le pourcentage de Belges ayant des dettes en cours, telles que des soldes de cartes de crédit, des découverts bancaires, des prêts personnels ou des formules « achetez maintenant, payez plus tard », est passé de 29 pour cent à 41 pour cent. Parmi ces emprunteurs, 8 pour cent déclarent avoir des difficultés à rembourser leurs dettes, contre 5 pour cent l’année dernière.
Vulnérabilité financière croissante
L’étude classe le public en plusieurs niveaux de stabilité financière. Le groupe le plus important est constitué de ceux qui parviennent à gérer leurs dépenses courantes mais disposent d’une marge de manœuvre très réduite ; ce segment est passé de 58 pour cent à 68 pour cent. Parallèlement, la proportion de personnes financièrement vulnérables qui peinent à honorer leurs obligations de paiement est passée de 8 pour cent à 13 pour cent.
(at)
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