Principaux renseignements
- Le Kazakhstan porte sa capacité de raffinage à presque 29 millions de tonnes par an afin de répondre à la demande croissante.
- La modernisation des infrastructures comprend la construction de nouveaux oléoducs et l’agrandissement des stations afin de soutenir l’augmentation de la production.
- Une libéralisation du marché est nécessaire pour rendre ces investissements massifs économiquement viables.
Le Kazakhstan se lance dans une initiative visant à accroître considérablement ses capacités de traitement du pétrole afin de répondre à la demande intérieure croissante.
Actuellement, les trois raffineries en activité du pays possèdent une capacité annuelle combinée de 17,5 millions de tonnes, un chiffre qui devrait grimper à presque 29 millions de tonnes.
Capacité de raffinage
La raffinerie de Shymkent vise à doubler sa production d’ici 2030 pour atteindre 12 millions de tonnes, tandis que celle de Pavlodar devrait atteindre 9 millions de tonnes.
Par ailleurs, un projet d’amélioration de l’efficacité de la raffinerie d’Atyrau, dont l’achèvement est prévu en 2027, permettra de porter la production annuelle à plus de 6 millions de tonnes.
Améliorations des infrastructures
Pour soutenir ces modernisations, le gouvernement prévoit des améliorations essentielles des infrastructures. Cela comprend l’extension de la station de Tekesu et des oléoducs Kenkiyak-Kumkol et Kenkiyak-Atyrau.
De plus, un nouvel oléoduc reliant Shymkent à Almaty est prévu ; il sera capable de transporter 3,5 millions de tonnes par an.
Projets d’expansion future
Dans une perspective à long terme, le gouvernement prévoit des besoins annuels totaux d’environ 40 millions de tonnes.
Afin de combler l’écart restant, les responsables étudient la possibilité de créer une quatrième grande raffinerie. Le Premier ministre Olzhas Bektenov a donné pour consigne que le cadre détaillé de ce nouveau projet – couvrant son modèle financier, son emplacement, ses sources d’approvisionnement en matières premières et son envergure globale – soit finalisé d’ici la fin de l’année.
Libéralisation du marché
Le Premier ministre Bektenov a souligné que la viabilité de ces investissements est liée à la déréglementation du marché national des carburants. Il a fait remarquer que les prix locaux actuels du diesel et de l’essence représentent environ la moitié de ceux pratiqués dans les pays voisins, ce qui rend tout investissement en capital d’envergure économiquement irréalisable.
En conséquence, le Premier ministre a affirmé que la libéralisation du marché était essentielle à la sécurité économique du pays. Les agences gouvernementales ont reçu pour consigne de superviser rigoureusement ces efforts de modernisation afin d’éviter tout retard et de garantir un approvisionnement régulier en produits pétroliers pour le marché national.
(at)
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