Northrop Grumman se voit attribuer un contrat de 24 mois pour le développement du satellite d’espionnage GHOST-R destiné à la Space Force


Principaux renseignements

  • Northrop Grumman va construire un prototype de satellite de reconnaissance abordable pour la Space Force.
  • Ce déploiement rapide, prévu en 24 mois, renforce la sécurité nationale grâce à un modèle de surveillance hybride associant les secteurs commercial et public.
  • Les ressources orbitales distribuées renforcent la stratégie « Kill Web » afin de garantir une connaissance résiliente du domaine spatial.

La Space Force américaine a chargé l’entreprise de défense américaine Northrop Grumman de construire un prototype de satellite de reconnaissance dans le cadre de l’initiative GHOST-R, gérée par la Defense Innovation Unit. Ce projet vise à mettre en place des moyens de surveillance plus abordables et rapidement déployables en orbite géosynchrone (GEO). Il s’agit d’un domaine d’une importance vitale pour la sécurité nationale et les communications militaires.

Spécifications techniques

Pour y parvenir, Northrop Grumman utilisera l’ESPASat-L, une plateforme spatiale compacte de la taille d’une valise. Ce système modulaire est compatible avec le cadre de partage de vol ESPAStar, ce qui permet d’intégrer divers équipements spécifiques à la mission. Pour cette mission particulière, TRL-11, une entreprise basée en Californie, fournira les capteurs optiques. Le processus d’assemblage et les essais rigoureux seront menés dans des installations spécialisées en Arizona et en Virginie avant que le satellite ne soit remis à la Force spatiale.

24 mois

Le projet s’inscrit dans un calendrier serré de 24 mois, couvrant toutes les étapes, de la production à la livraison finale. Cette urgence découle de la congestion et de la volatilité croissantes de l’environnement spatial. Selon Ryan Tintner, responsable de la supériorité spatiale chez Northrop Grumman, la capacité à déployer rapidement des ressources est essentielle pour surveiller les menaces pesant sur les infrastructures orbitales critiques.

La stratégie « Kill Web »

GHOST-R s’inscrit dans le cadre de la stratégie « Kill Web », qui vise à réunir l’intelligence artificielle (IA), les systèmes cibles et les technologies de capteurs de pointe au sein d’une architecture intégrée unique. En recourant à des technologies disponibles dans le commerce plutôt que de fabriquer chaque composant de A à Z, l’armée peut accélérer la transition entre la phase de développement et celle du déploiement opérationnel.

Capacités opérationnelles

Sur le plan fonctionnel, le satellite permettra d’améliorer la connaissance de l’espace en identifiant et en analysant les objets en orbite autour de la Terre. En outre, il sera également capable de réaliser des évaluations des dommages afin d’évaluer l’état des engins spatiaux à la suite d’actions hostiles ou d’accidents. Ce prototype s’inscrit dans le cadre d’une évolution plus large vers un modèle de surveillance hybride, combinant des ressources publiques et des engins spatiaux commerciaux.

Capacités de surveillance

En répartissant ses capacités de surveillance sur un plus grand nombre de satellites, la Space Force réduit sa vulnérabilité. La perte d’une seule unité n’entraîne donc pas une défaillance totale des renseignements. Bien que Northrop Grumman gère déjà le système GSSAP pour la surveillance GEO, l’approche GHOST-R représente une nouvelle méthode pour étendre la visibilité orbitale grâce à la flexibilité et à l’intégration commerciale. (ev)

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus