Metsola cite l’Australie et la Nouvelle-Zélande comme prochains candidats à l’adhésion en tant que membres associés de l’UE


Principaux renseignements

  • La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, a cité l’Australie et la Nouvelle-Zélande comme les prochains pays susceptibles de bénéficier d’un statut d’associé à l’UE.
  • L’adhésion du Canada doit garantir l’approvisionnement en matières premières et renforcer les liens dans les domaines de la défense et du commerce.
  • Le gouvernement américain s’oppose à l’adhésion du Canada en tant que membre associé et menace d’imposer des droits de douane et des restrictions commerciales.

Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, a proposé d’accorder à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande un « statut de membre associé » au sein de l’Union européenne, similaire à un éventuel accord avec le Canada. C’est ce qu’elle a déclaré jeudi lors d’une interview accordée à Euronews. Ce statut conceptuel est destiné à constituer un juste milieu, comblant le fossé entre le statut de pays candidat et l’adhésion à part entière.

Le statut de membre associé

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a initialement présenté ce concept lors de son discours de mercredi. Elle a proposé que le Canada devienne le premier membre associé, le partenariat étant axé sur l’énergie, la défense, le commerce et l’approvisionnement en minéraux essentiels. Metsola a fait remarquer que les discussions n’en étaient encore qu’à leurs débuts, mais que l’objectif était de renforcer les liens avec des alliés stratégiques en ces temps d’incertitude, notamment en ce qui concerne la réglementation des réseaux sociaux, la protection des enfants et la sécurisation des matières premières.

Obstacles juridiques

L’Australie et la Nouvelle-Zélande entretiennent actuellement des relations commerciales avec l’UE. Ainsi, en mars, après près de dix ans de négociations, un pacte de sécurité et un accord de libre-échange ont été conclus entre l’UE et le Premier ministre australien Anthony Albanese. Toutefois, étant donné que le statut de « membre associé » n’est actuellement pas prévu dans les traités de l’UE. Un tel cadre nécessiterait l’accord unanime des 27 États membres, qui devraient le concevoir entièrement à partir de zéro.

Soutien des partenaires stratégiques

Lors d’une intervention devant le Parlement européen, le Canadien Mark Carney a exprimé son soutien à cette initiative, soulignant que cette collaboration renforcerait la puissance des deux régions sans créer un bloc de puissance mondial rival.

Les États-Unis

La proposition se heurte en revanche à l’hostilité des États-Unis. Le président américain Donald Trump a qualifié cette idée de ridicule et a critiqué les performances commerciales du Canada. Par ailleurs, Trump a également menacé d’imposer des droits de douane élevés ou de restreindre les échanges commerciaux avec l’Europe. Bien que la Commission européenne affirme que ce partenariat ne cible aucun pays en particulier, le ministre français des Affaires européennes, Benjamin Haddad, estime que les États-Unis ne peuvent pas dicter la ligne politique de l’Union européenne.

Frictions diplomatiques avec l’Australie

Dans le même temps, les tensions entre Washington et Canberra se sont intensifiées. La Maison Blanche a récemment fait part de son désaccord concernant les projets de loi australiens relatifs aux algorithmes des réseaux sociaux. Le gouvernement américain a averti que les États-Unis s’opposeraient à toute taxe numérique et à toute amende imposée aux entreprises technologiques américaines. (ev)

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