L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) donne son feu vert à la voiture volante de la société néerlandaise PAL-V


Principaux renseignements

  • L’AESA a autorisé la société néelandaise PAL-V à fabriquer le véhicule volant Liberty en vue de sa mise en service d’ici 2028.
  • Ce gyrocoptère passe de la route aux airs en cinq minutes pour répondre aux besoins d’urgence et aux besoins des entreprises.
  • Les coûts de production élevés limitent la disponibilité initiale à 100 unités malgré la demande mondiale.

L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) a autorisé la société néerlandaise PAL-V à produire son véhicule volant. C’est ce qu’écrit Nieuwsblad.

En Belgique aussi

Alors que le Liberty est homologué pour la circulation routière aux Pays-Bas depuis 2020, cette nouvelle autorisation couvre les processus de conception et de production de l’appareil, ouvrant la voie à une mise en service effective d’ici 2028.

Les autorisations aériennes étant harmonisées à l’échelle européenne, le véhicule ne nécessitera pas d’autorisations distinctes pour circuler dans des pays comme la Belgique.

Spécifications techniques 

Conçu comme un gyrocoptère, le Liberty est équipé de trois roues et de trois rotors. Il s’agit d’un moyen de transport polyvalent capable de parcourir plus de 1 300 kilomètres sur terre et jusqu’à 500 kilomètres dans les airs, en atteignant des altitudes allant jusqu’à 3 500 mètres. La transition de la configuration voiture à celle d’avion prend environ cinq minutes, pendant lesquelles la queue et les rotors se déploient.

Licence de pilotage obligatoire

Si un permis de conduire standard suffit pour la circulation routière, les pilotes doivent être titulaires d’une licence de pilotage pour le faire voler. De plus, les décollages et atterrissages doivent avoir lieu sur des pistes d’atterrissage désignées plutôt que sur la voie publique, avec plus de 40 000 sites de ce type disponibles dans le monde.

Demande mondiale

La demande mondiale pour ce véhicule est importante, avec des commandes provenant de quatre continents différents. Selon le PDG Robert Dingemanse, plus de la moitié des manifestations d’intérêt proviennent d’entités gouvernementales et de grandes entreprises. Le véhicule est principalement destiné aux interventions d’urgence et à la gestion de crise. Par exemple, les pompiers néerlandais ont déjà passé commande, et les équipes de recherche et de sauvetage du Moyen-Orient manifestent un vif intérêt.

Perspectives de production

Le coût élevé du Liberty – compris entre 299 000 et 499 000 euros – a limité son attrait auprès des particuliers. Malgré ce prix élevé, 250 unités ont déjà été vendues.

Cependant, les nouvelles commandes sont actuellement suspendues, l’entreprise ayant entamé une première série de production limitée à 100 véhicules. L’entreprise espère que l’augmentation future de sa capacité de production rendra la voiture volante plus abordable et plus accessible.

(at)

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