Principaux renseignements
- L’Union européenne considère le Maroc comme un partenaire essentiel dans la gestion des migrations.
- L’UE accordera un financement d’environ 500 millions d’euros jusqu’en 2027.
- Malgré ces investissements financiers considérables, le nombre d’entrées illégales continue d’augmenter.
Malgré la franchissement massif de la frontière à Ceuta le 30 juillet, la Commission européenne a réaffirmé que le Maroc restait un allié essentiel dans la gestion des migrations.
C’est pourquoi l’UE prévoit de continuer à apporter un soutien financier aux efforts du Maroc en matière de sécurité aux frontières et de gestion des migrations jusqu’en 2027.
Renforcement du partenariat
Lors d’un point presse le 3 septembre, Markus Lammert, porte-parole de la Commission européenne, a souligné le rôle crucial du Maroc dans la lutte contre le trafic d’êtres humains et la migration illégale. Il a notamment fait remarquer que le partenariat avec Rabat s’était renforcé au fil du temps.
Interrogé sur la question de savoir si les informations concernant la manière dont le Maroc a géré la récente crise pourraient influencer ces relations, Lammert a répondu que la Commission approuvait les efforts coordonnés de Rabat et de Madrid visant à maîtriser les flux migratoires et à expulser les personnes en situation irrégulière.
Engagements financiers substantiels
Les engagements financiers en faveur du Maroc sont substantiels, une annexe relative à l’appui budgétaire prévoyant 160 millions d’euros consacrés aux stratégies d’asile et d’immigration du royaume jusqu’en 2027.
Cela s’inscrit dans le cadre d’un plan de financement plus large ; un porte-parole avait précédemment indiqué à Euronews que 222 millions d’euros avaient été alloués entre 2021 et 2024, et que 190 millions d’euros supplémentaires étaient attendus d’ici la fin du cycle actuel. Au total, l’enveloppe estimée de l’UE pour le Maroc en matière de migration pour la période 2021-2027 s’élève à environ 500 millions d’euros.
Une hausse des chiffres de la migration
Ces investissements n’ont toutefois pas permis de réduire les flux migratoires. Selon les données du ministère espagnol de l’Intérieur, les entrées illégales à Ceuta sont passées de 753 en 2021 à 3 523 en 2025.
La crise a atteint son paroxysme les 30 et 31 juillet, lorsque près de 72 000 personnes ont tenté de pénétrer dans l’enclave, ce qui représente le plus grand afflux jamais observé à la seule frontière terrestre de l’UE avec l’Afrique. Cet incident a fait au moins 75 morts, principalement par noyade, tandis que peu après, environ 70 000 migrants ont été expulsés.
Financement d’urgence
En réponse à cela, Madrid a sollicité un financement d’urgence. Lammert a déclaré que cette demande serait traitée en priorité, tout en précisant que l’Espagne devait d’abord clarifier certains détails opérationnels et financiers.
La Commission avait déjà indiqué en août qu’elle envisageait d’accorder une aide supplémentaire à l’Espagne. Entre-temps, Frontex reste présente dans le port de Ceuta et l’UE évalue les possibilités d’un déploiement supplémentaire.
Coopération future
Au lieu de condamner publiquement le gouvernement marocain à la suite de cette violation, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a proposé un soutien accru de l’UE. L’UE continue de se concentrer sur la conclusion d’un partenariat global avec le Maroc d’ici la fin de l’année. (lv)
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