Principaux renseignements
- La Marine américaine choisira bientôt entre Boeing et Northrop Grumman pour la construction du chasseur F/A-XX.
- Cet avion furtif est destiné à succéder au F/A-18 Super Hornet.
- L’instabilité budgétaire menace le calendrier du projet et oblige à s’appuyer sur des appareils vieillissants.
La Marine américaine est sur le point de sélectionner un constructeur pour le F/A-XX, un chasseur furtif de nouvelle génération destiné à succéder au F/A-18 Super Hornet.
L’amiral Daryl Caudle, chef des opérations navales, a récemment informé la presse que l’évaluation interne de la Marine avait été finalisée à la mi-août. La décision finale revient désormais au secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth. Alors que la Marine avait initialement prévu une annonce en août, la date exacte reste incertaine, même si une révélation pourrait avoir lieu dans les prochains jours.
Les derniers candidats en lice
La compétition pour ce contrat d’ingénierie et de fabrication s’est réduite à deux géants de l’aérospatiale : Boeing et Northrop Grumman. Lockheed Martin, malgré son succès avec les F-22 et F-35, a été écarté de la sélection en 2025. Bien que les deux candidats restants aient partagé des rendus numériques conceptuels de leurs projets, les capacités techniques spécifiques et les plans officiels restent classés secrets.
Selon certaines spéculations, Lockheed Martin pourrait tout de même contribuer au projet en tant que sous-traitant, en raison de son expertise inégalée en matière de technologie furtive.
Grande portée
Ce projet marque la première fois depuis 1983 que la Marine recherche un chasseur spécialement conçu pour les opérations à partir de porte-avions. Le F/A-XX ne remplacera pas le F-35C Lightning II. Il viendra plutôt le compléter et coopérera avec les futurs systèmes aériens sans pilote. La principale motivation derrière ce nouvel appareil est la nécessité d’une autonomie considérablement accrue.
Les menaces modernes, en particulier les missiles antinavires avancés de la Chine et ses stratégies de déni d’accès, obligent les porte-avions à rester plus loin des côtes ennemies, ce qui nécessite des avions capables de parcourir de plus longues distances tout en conservant leurs capacités de furtivité et de guerre électronique avancée.
Boeing ou Northrop Grumman
Les deux finalistes offrent des avantages distincts. Boeing possède une longue expérience dans l’aviation embarquée grâce aux programmes Super Hornet et Growler, et développe actuellement le F-47 de l’armée de l’air. En revanche,
Northrop Grumman est un leader dans le domaine des technologies de faible observabilité, ayant créé le B-2 Spirit et le B-21 Raider. Cependant, l’amiral Caudle a exprimé des inquiétudes quant à la capacité de Northrop Grumman à mener à bien le projet, craignant que son engagement dans le programme du B-21 Raider n’entraîne des goulots d’étranglement au niveau de la production.
Retards
L’instabilité budgétaire de ces deux dernières années a déjà entravé l’avancement du programme. La Marine sollicite 140 millions de dollars supplémentaires pour le projet au cours de l’exercice 2027. On craint de plus en plus que de nouveaux retards n’obligent la Marine à s’appuyer sur le F-35C et à maintenir en service des Super Hornets vieillissants bien au-delà de leur durée de vie prévue.
Les évaluations techniques étant terminées, la communauté de la défense attend désormais l’annonce officielle du nom de l’entreprise qui dirigera le développement de cet avion de combat de sixième génération. (fc)
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