Principaux renseignements
- Les exportations russes de carburant ont chuté à leur plus bas niveau depuis plusieurs années en raison des frappes de drones et des pénuries nationales.
- Les marchés mondiaux des distillats subissent une pression considérable alors que les capacités de raffinage continuent de baisser.
- Le commerce maritime s’est effondré malgré une forte hausse des expéditions de carburant en provenance des États-Unis.
Sous l’effet d’une pénurie nationale de carburant et d’une vague continue de frappes de drones ukrainiens sur les infrastructures de raffinage, les exportations russes de gazole et de diesel ont chuté à leur plus bas niveau depuis plusieurs années.
Interdiction d’exportation
Au cours de la première semaine d’août, les expéditions ont chuté à environ 80 000 barils par jour, une baisse vertigineuse par rapport au million de barils par jour exportés au cours de la même période l’année dernière. C’est ce qui ressort des chiffres publiés par Bloomberg.
Moscou a prolongé les interdictions d’exportation pour lutter contre la pénurie interne, une crise exacerbée par les attaques stratégiques visant ses usines de traitement et ses voies logistiques.
Pression sur le marché mondial
Cette forte réduction de l’offre russe a exercé une pression considérable sur le marché mondial des distillats moyens, le rendant nettement plus tendu que le marché du pétrole brut. La situation est aggravée par le fait que les livraisons de carburant en provenance du golfe Persique n’ont pas non plus pu atteindre les marchés internationaux.
En conséquence, ces pénuries ont propulsé les marges et les écarts de prix dans le bassin atlantique à des niveaux sans précédent.
Baisse des capacités de raffinage
Les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) mettent en évidence une tendance générale à la baisse des capacités de raffinage. Le débit mondial de pétrole brut a atteint 80,9 millions de barils par jour en juillet, soit près de 5 millions de barils par jour de moins que l’année précédente.
L’AIE prévoit que ce débit baissera en moyenne de 2,5 millions de barils par jour en 2026 avant de connaître une reprise de 3,5 millions de barils par jour en 2027.
L’effondrement du commerce maritime
Malgré une augmentation substantielle des exportations américaines de carburants — en hausse d’environ 700 000 barils par jour en juillet —, le commerce maritime mondial global de produits pétroliers s’est effondré. Selon l’AIE, le commerce total a chuté de 3,8 millions de barils par jour, principalement en raison de la disparition spectaculaire des exportations de kérosène et de diesel en provenance du Moyen-Orient et de la Russie. (fc)
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