Principaux renseignements
- L’Espagne rejette toutes les revendications marocaines sur Ceuta et Melilla.
- Les conflits territoriaux s’intensifient dans un contexte de crise migratoire qui ne cesse de s’aggraver.
- Les responsables de la défense considèrent toute agression comme une attaque contre la nation.
Les autorités espagnoles ont fermement déclaré que la souveraineté de Melilla et de Ceuta n’était pas négociable, suite à de nouvelles revendications du Maroc.
La tension diplomatique a refait surface après que le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a déclaré lors d’une interview télévisée que Rabat continuait de rechercher une solution concernant ces territoires nord-africains par la voie diplomatique.
Différends historiques
Cette évolution fait suite à une période de forte instabilité en juillet, au cours de laquelle environ 72 000 migrants ont tenté de pénétrer à Ceuta, faisant au moins 96 morts.
Si l’Espagne a salué l’aide apportée par les autorités marocaines pour le rapatriement de ces migrants et a attribué le chaos à des réseaux de traite d’êtres humains, le différend territorial sous-jacent persiste. Le Maroc considère ces villes comme des territoires occupés depuis son indépendance en 1956, tandis que l’Espagne soutient qu’elles font partie intégrante de l’État espagnol depuis les XVe et XVIIe siècles.
L’Espagne défend sa souveraineté
La ministre espagnol de la Défense, Margarita Robles, a souligné l’importance stratégique de ces enclaves, affirmant qu’elles sont fondamentalement espagnoles et que toute agression à leur encontre serait considérée comme une attaque contre la nation tout entière.
Faisant écho à ce sentiment, le ministère des Affaires étrangères a publié un communiqué affirmant que les frontières de l’Espagne ne font l’objet d’aucune négociation avec aucune entité étrangère.
Débats sur la sécurité aux frontières et les rapatriements
Dans le même temps, le ministère marocain de l’Intérieur a renforcé la surveillance le long des régions frontalières afin d’empêcher de nouvelles migrations massives, invoquant des informations faisant état de tentatives organisées prévues pour la mi-août.
Parallèlement à ces mesures de sécurité, Rabat a fait pression sur Madrid pour qu’elle accélère l’expulsion des mineurs marocains non accompagnés. En réponse, la ministre espagnole de la Jeunesse, Sira Rego, a indiqué que le rapatriement de ces enfants serait examiné au cas par cas.
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