Principaux renseignements
- Les livreurs de repas et de courses en Australie gagneront désormais au moins 31,30 dollars australiens (19,17 euros) de l’heure.
- Les employeurs doivent fournir une assurance accidents du travail pour protéger les travailleurs de l’économie collaborative.
- Cette nouvelle législation aligne l’Australie sur les normes mondiales en matière de protection des travailleurs de l’économie collaborative.
La Fair Work Commission a établi des exigences minimales pour les livreurs de repas et de courses en Australie, garantissant qu’ils perçoivent un salaire horaire supérieur au salaire de base national et qu’ils soient protégés par une assurance pendant leur travail.
Salaire minimum
À compter du 17 août, environ 250 000 personnes auront droit à un salaire minimum de 31,30 dollars australiens (19,17 euros), ce qui est nettement supérieur au salaire minimum standard de 26,44 dollars australiens (16,18 euros). Cette rémunération s’applique aux périodes « d’activité », définies comme le temps écoulé entre le moment où un travailleur accepte une mission de livraison et celui où celle-ci est terminée.
Obligations en matière d’assurance
En ce qui concerne l’assurance, les employeurs doivent proposer une couverture adéquate contre les accidents corporels, bien que le montant précis n’ait pas été précisé dans le mandat de la commission. Par ailleurs, les livreurs restent eux-mêmes responsables de l’assurance responsabilité civile de leurs véhicules de livraison.
Législation (internationale)
Cette décision fait suite à des modifications législatives adoptées par le gouvernement travailliste en 2023 et 2024, qui ont conféré à la Fair Work Commission le pouvoir de réglementer les conditions de travail et la rémunération des travailleurs de l’économie collaborative.
Les réformes comblent des lacunes de longue date en matière de protection des travailleurs, ces derniers étant généralement classés comme des prestataires indépendants plutôt que comme des salariés traditionnels.
Cette initiative s’inscrit également dans une tendance mondiale plus large, faisant suite à la récente initiative de l’Organisation internationale du travail visant à établir des normes mondiales contraignantes pour l’économie des petits boulots.
(AT)
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