Principaux renseignements
- La baisse des prix des carburants a limité l’inflation aux États-Unis à 0,1 pour cent en juillet.
- La modération des tendances des prix réduit la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt en septembre.
- Le niveau toujours élevé du coût de la vie pourrait jouer en défaveur des républicains lors des prochaines élections de mi-mandat.
L’indice américain des prix à la consommation a légèrement augmenté en juillet, notamment grâce à une baisse des prix de l’essence pour le deuxième mois consécutif.
Une hausse des taux d’intérêt semble moins probable
Cette tendance modérée de l’inflation, combinée à des variations modestes des prix sous-jacents, suggère qu’il est peu probable que la Réserve fédérale relève ses taux d’intérêt lors de sa prochaine réunion de septembre.
Selon les données du ministère du Travail, cette légère hausse mensuelle correspondait aux prévisions et s’expliquait par de légères hausses des prix des vêtements et des denrées alimentaires, contrebalancées par une baisse du coût des médicaments sur ordonnance et des tarifs d’hébergement.
Incertitude économique
Bien que les chiffres correspondent aux attentes, l’économie américaine reste dans une situation précaire. Les données récentes faisant état de pertes d’emplois inattendues en juillet compliquent encore davantage les perspectives.
Malgré ces chiffres d’inflation modérés, certains experts estiment que des hausses de taux restent possibles, car l’inflation continue de dépasser l’objectif principal de la banque centrale, fixé à 2 pour cent.
Inflation
D’un point de vue statistique, l’inflation a augmenté de 0,1 pour cent en juillet, après une baisse de 0,4 pour cent en juin. Les coûts du logement ont largement contribué à la hausse de juillet, même si une baisse de 3,3 pour cent des prix des hôtels et motels, potentiellement due à la fin de la Coupe du monde de la FIFA, a contribué à atténuer l’impact de la hausse des loyers. Par ailleurs, les prix de l’essence ont baissé de 2,9 pour cent après une forte chute de 9,7 pour cent le mois précédent.
Coût de la vie toujours élevé
Sur une base annuelle, l’inflation a légèrement ralenti, passant de 3,5 pour cent en juin à 3,4 pour cent en juillet. Toutefois, ce léger ralentissement n’apporte guère de soulagement à la population, car les coûts restent élevés par rapport à l’année précédente et la croissance des salaires n’a pas suivi le rythme.
Cette crise persistante du coût de la vie a eu un impact négatif sur la perception que le public a du président Donald Trump et pourrait constituer un défi pour le Parti républicain lors des élections de mi-mandat de novembre, d’autant plus que la victoire du président en 2024 était étroitement liée à ses promesses de freiner l’inflation.
Inflation sous-jacente
L’inflation sous-jacente, qui exclut les coûts volatils de l’énergie et des denrées alimentaires, a augmenté de 0,2 pour cent en juillet après être restée stable en juin. L’IPC sous-jacent annuel s’est établi à 2,5 pour cent, en baisse par rapport à 2,6 pour cent.
Volatilité des marchés énergétiques
Si les États-Unis ont atténué la volatilité des prix du pétrole causée par les tensions au Moyen-Orient grâce à leur statut d’exportateur net et à l’utilisation de leurs réserves existantes, les économistes préviennent qu’il s’agit d’une solution temporaire. La nécessité à terme de reconstituer ces stocks de pétrole pourrait maintenir les prix de l’énergie à un niveau élevé.
Dans ce contexte d’instabilité, le président Trump a récemment critiqué les négociateurs iraniens, laissant entendre qu’il hésitait entre laisser l’économie de Téhéran s’effondrer ou prendre des mesures plus agressives.
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