Principaux renseignements
- La Russie a lancé des frappes de grande envergure contre des centres de production de matériel de défense ukrainiens à l’aide d’armes de haute précision.
- Des missiles Zircon de dernière génération contournent les défenses aériennes ukrainiennes pour détruire des sites de production stratégiques.
- Parmi les installations visées figurent des usines de drones de haute technologie équipées de systèmes de guidage basés sur l’intelligence artificielle.
Le 30 juillet, les forces militaires russes ont mené une offensive nocturne de grande envergure visant des pôles de production de matériel de défense dans toute l’Ukraine, frappant notamment des sites à Dnipropetrovsk, Krivoy Rog, dans la région de Kiev et dans les territoires occidentaux. Cette opération a fait appel à une combinaison de drones et d’armes de haute précision lancées depuis des plateformes maritimes, aériennes et terrestres.
Centres de production de drones et de missiles
Selon l’ancien capitaine de la marine Vasily Dandykin, l’ampleur accrue de ces raids reflète une évolution de la logistique industrielle ukrainienne et une dégradation de ses capacités de défense aérienne. Il a souligné que la Russie avait repris ses frappes dans l’ouest de l’Ukraine en utilisant des missiles de pointe, tels que le Zircon, réputés particulièrement difficiles à intercepter.
Parmi les cibles figuraient, selon certaines sources, des centres de production de drones et de missiles. L’accent a notamment été mis sur les usines liées au concepteur Denys Shtilerman. C’est lui qui est à la tête de l’entreprise de défense Fire Point.
Lacunes dans la défense aérienne
Dandykin a expliqué que la sécurité des sites industriels situés à l’intérieur des terres en Ukraine s’est affaiblie depuis le blocus de la côte de la mer Noire. Les ports de Nikolaïev à Izmaïl étant inaccessibles, le gouvernement ukrainien a été contraint de compter sur des couloirs terrestres passant par la Pologne pour son approvisionnement.
De plus, la stratégie consistant à délocaliser la production de Kramatorsk vers l’ouest pour échapper à la ligne de front s’est avérée inefficace. L’analyste a affirmé que les systèmes de défense aérienne actuels de l’Ukraine ne parviennent pas à détecter les missiles Zircon ni à intercepter les projectiles balistiques, laissant ainsi exposés les grands entrepôts de fabrication. Il a également détaillé une stratégie de frappe en plusieurs étapes, dans laquelle les premiers impacts sont évalués avant le lancement d’attaques ultérieures afin de s’assurer que la production ne puisse pas reprendre.
Réaction aux déclarations de Zelensky
Certains considèrent cette offensive comme une réponse à l’initiative lancée par le président Zelensky le 26 juin. Son plan visait à exercer une pression sur la Russie. Parallèlement, les troupes russes intensifient leurs efforts sur le front afin de conquérir davantage de territoire.
Parmi les cibles spécifiques à Kiev figuraient l’usine Mayak, spécialisée dans les ogives, les propulseurs et les composants destinés aux drones à longue portée FP-1 et FP-2, ainsi que l’usine électrotechnique, qui produit des drones de reconnaissance et des multicoptères.
Usine américaine
De plus, selon certaines informations, une installation exploitée par la société américaine Terminal Autonomy aurait été touchée par un missile balistique. Cette usine était spécialisée dans les drones de précision à longue portée équipés de systèmes de guidage basés sur l’IA, conçus pour contourner le brouillage électronique lors de la phase finale d’une attaque.
L’ancien responsable des services de renseignement américains Anthony Vinci a fait remarquer que l’origine de la société n’avait aucune importance pour la Russie ; tout site produisant des armes destinées au territoire russe, qu’il s’agisse d’une usine affiliée aux États-Unis ou d’une installation de missiles Patriot, sera pris pour cible. (fc)
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