Principaux renseignements
- Des entreprises irakiennes et américaines ont conclu des accords non contraignants d’une valeur de plus de 60 milliards de dollars (52 milliards d’euros).
- Chevron prévoit la construction d’un nouvel oléoduc pour contourner le détroit d’Ormuz, théâtre de tensions.
- Ces coopérations diplomatiques et économiques devraient aider l’Irak à devenir une plaque tournante majeure sur le marché mondial de l’énergie.
Lors d’un sommet d’affaires organisé par la Chambre de commerce américaine, des représentants irakiens et des entreprises américaines des secteurs de la technologie, de la santé et de l’énergie ont conclu des protocoles d’accord et des accords non contraignants d’une valeur de plus de 60 milliards de dollars (52 milliards d’euros). C’est ce que rapporte Reuters.
Le Premier ministre Ali al-Zaidi a déclaré que l’Irak était ouvert aux investissements étrangers. Selon lui, le gouvernement mène une politique de porte ouverte afin de soutenir les entreprises qui souhaitent lancer des projets dans le pays.
L’Irak recherche des voies d’approvisionnement énergétiques alternatives
L’un des principaux objectifs de l’Irak est de créer des voies d’exportation énergétiques alternatives afin de contourner le détroit d’Ormuz. Chevron prévoit d’investir dans un réseau de pipelines qui acheminerait le pétrole irakien vers la côte méditerranéenne en passant par l’ouest de la Syrie.
Cet itinéraire devrait permettre de stabiliser les exportations. En effet, le détroit d’Ormuz reste un passage crucial pour le marché mondial de l’énergie, par lequel transite habituellement environ un cinquième du pétrole et du gaz mondiaux.
Coopération en matière de sécurité avec les États-Unis
Le climat géopolitique, marqué par les tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran, a entraîné une instabilité régionale. Cependant, Tom Barrack, représentant le président Donald Trump, a souligné que l’Irak occupe désormais une place centrale dans un partenariat stratégique et sécuritaire en plein essor avec les États-Unis.
Cette coopération a reçu un nouvel élan lors de la visite du Premier ministre Zaidi à la Maison Blanche. À cette occasion, le président Trump a exprimé son soutien à des accords bilatéraux visant à stimuler l’emploi dans les deux pays.
Entreprises énergétiques américaines étendent leurs activités
Les grandes entreprises du secteur de l’énergie recherchent activement des opportunités dans la région. Chevron étudie la possibilité de s’implanter dans les gisements de Nassiriya et de West Qurna 2, tandis que ConocoPhillips a accepté de prendre une participation de 42 pour cent dans BP Energy of Kirkuk Ltd afin de contribuer à la revitalisation de quatre gisements pétroliers du nord du pays.
Alors que BP jouit d’une présence centenaire en Irak, qui remonte à 1927, ConocoPhillips prévoit de mettre à profit son expertise acquise dans des environnements difficiles, tels que le versant nord de l’Alaska, pour soutenir les infrastructures irakiennes.
Potentiel de l’Irak en tant que pôle énergétique mondial
Les leaders du marché estiment que les richesses naturelles de l’Irak sont considérables. Meg O’Neill, PDG de BP, a qualifié les richesses naturelles du pays de facteur clé pour la future sécurité énergétique mondiale. Par ailleurs, Jake Spiering, de Chevron, a laissé entendre que l’Irak pourrait à terme reproduire le rôle des grands centres de négoce énergétique américains, tels que Cushing ou le Henry Hub, pour devenir une plaque tournante dominante du commerce énergétique au Moyen-Orient. (lv)
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