Principaux renseignements
- L’Espagne remporte un prix FIFA colossal de presque de 44 millions d’euros et des millions de recettes fiscales.
- Les exportations mondiales pourraient générer une hausse de 4 milliards d’euros du PIB national.
- Les pics de dépenses à court terme ne suffisent pas à résoudre les crises économiques systémiques profondes.
Grâce au but décisif de Ferran Torres dans les dernières minutes du match, l’Espagne a remporté son deuxième titre mondial, suscitant un débat sur l’impact financier réel d’une telle victoire pour un pays.
Gains financiers directs et recettes fiscales
Le gain le plus immédiat est le prix versé par la FIFA. La fédération vainqueuse reçoit la somme record de 50 millions de dollars (environ 44 millions d’euros), soit une augmentation significative par rapport aux 42 millions de dollars (environ 36,8 millions d’euros) attribués à l’Argentine lors du tournoi précédent.
Ces fonds, prélevés sur une cagnotte totale de 655 millions de dollars (environ 574 millions d’euros) destinée aux 48 équipes participantes, sont répartis entre les joueurs, les entraîneurs et le personnel d’encadrement, le reste couvrant les dépenses de fonctionnement et de développement de la RFEF.
De plus, cette manne génère des recettes fiscales pour l’État. On estime que les autorités espagnoles percevront environ 6 millions d’euros auprès des joueurs nationaux, la majeure partie de cette somme revenant à l’administration fiscale.
L’impact sur les exportations mondiales et le PIB
Il est plus complexe de déterminer l’influence économique globale, rapporte Euronews. Une étude menée par l’économiste Marco Mello, de l’université d’Aberdeen, suggère que les champions du monde bénéficient d’une accélération de la croissance annuelle du PIB d’au moins 0,48 pour cent au cours des six mois suivant leur victoire.
Il est intéressant de noter que cette hausse n’est pas principalement due aux célébrations nationales, mais à un pic des exportations. Le titre de champion du monde sert d’outil de marketing international, augmentant la demande mondiale pour les services et les produits du pays vainqueur de cinq à six points de pourcentage.
Dépenses intérieures
En appliquant ces chiffres à l’économie espagnole, qui s’élève à 1 690 milliards d’euros, Pedro Santa Cruz, de Freedom24 Iberia, estime le gain potentiel à environ 4 milliards d’euros. Il note toutefois que la prime directe versée par la FIFA est négligeable en comparaison, ne représentant que quinze minutes de la production économique totale du pays.
De même, si les données de Square montrent une forte hausse des dépenses dans le secteur de l’hôtellerie-restauration — les transactions dans les restaurants et les bars ayant augmenté de 36 pour cent pendant la phase de poules et atteint 66 pour cent à Séville —, il s’agit davantage d’un changement dans les habitudes de consommation que de la création d’une nouvelle richesse. Cette tendance devrait se poursuivre alors que des millions de personnes se rassembleront à Madrid pour le défilé de la victoire.
(at)
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