Sept entrepreneurs sur dix se sentent lésés sur le plan fiscal


Principaux renseignements

  • Les entrepreneurs flamands constatent un écart croissant entre les impôts élevés qu’ils paient et le faible retour qu’ils en tirent de la part des pouvoirs publics.
  • Il apparaît qu’une meilleure connaissance du système fiscal renforce la confiance, tandis que les jeunes entrepreneurs, en particulier, se montrent plus critiques à l’égard de ce système et cherchent plus souvent des moyens de réduire leur charge fiscale.

Une étude récente menée par Xerius et l’UHasselt, auprès de 970 chefs d’entreprise, révèle un profond sentiment de frustration chez les entrepreneurs flamands à l’égard du système fiscal. C’est ce que rapporte De Tijd.

Soixante-dix pour cent de ces personnes estiment que les contreparties qu’elles reçoivent de l’État sont insuffisantes par rapport aux impôts et aux cotisations sociales qu’elles paient. Cette disparité est mise en évidence par le fait que les entrepreneurs évaluent leur propre rapport coûts-bénéfices à seulement 2 sur 7, alors qu’ils perçoivent que les salariés bénéficient d’un équilibre plus équitable, estimé à 3,5 sur 7.

Le manque de protection

Ce mécontentement est souvent lié à la visibilité des paiements. Alors que les impôts et les cotisations des salariés sont prélevés automatiquement, les travailleurs indépendants doivent s’acquitter eux-mêmes de leurs cotisations sociales chaque trimestre.

Youssef Deconinck, de Xerius, fait remarquer que les entrepreneurs ont ainsi davantage conscience de ce qu’ils versent. Dans le même temps, ils constatent que leur accès à la protection sociale est souvent plus limité, par exemple en cas de maladie, ce qui les oblige régulièrement à souscrire une assurance complémentaire auprès d’un assureur privé. Le manque de transparence ne fait qu’aggraver la situation.

Une meilleure connaissance, une plus grande confiance dans le système fiscal

Il est intéressant de noter que le niveau de confiance dans le système semble être lié au niveau de connaissances et à l’âge de chacun, écrit De Tijd. Un professeur de l’université de Hasselt affirme que les personnes qui comprennent mieux le système fiscal le perçoivent généralement comme plus juste et sont moins enclines à recourir à une optimisation fiscale agressive. Selon lui, les pouvoirs publics doivent miser sur la simplification et une communication plus claire pour réduire cet écart.

Les jeunes entrepreneurs sont plus critiques

Par ailleurs, les données montrent que les entrepreneurs de plus de 60 ans acceptent généralement plus souvent le système, tandis que ceux de moins de 40 ans se montrent plus critiques et sont plus enclins à rechercher des moyens légaux de réduire leur charge fiscale.

(at)

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