Le ministre Van Peteghem met en garde contre le risque de dérive du système des « flexi-jobs »


Principaux renseignements

  • Le ministre Vincent Van Peteghem souhaite réformer les « flexi-jobs » afin de préserver l’État-providence belge.
  • Le ministre met également en garde contre l’instabilité politique. Celle-ci risque de provoquer une crise de la dette plus grave que celle qu’a connue la Grèce.

Le ministre du Budget, Vincent Van Peteghem (cd&v), a fait part de ses vives inquiétudes concernant la situation actuelle des dispositifs d’emploi flexible, en particulier les « flexi-jobs ». Lors d’un récent entretien avec De Standaard, il a fait valoir que ces systèmes déstabilisent l’État-providence belge et le cadre de la sécurité sociale, suggérant qu’une révision en profondeur s’impose.

Objectif initial

Tout en reconnaissant que certains secteurs ont véritablement besoin d’une main-d’œuvre flexible, M. Van Peteghem estime que ces dispositifs devraient revenir à leur objectif initial. Il a rappelé que les « flexi-jobs » n’avaient jamais été conçus pour servir de source de main-d’œuvre bon marché qui sape l’ensemble du marché du travail.

Comparant la tendance actuelle à l’augmentation des arrêts maladie de longue durée, il a averti que le système était en train de devenir incontrôlable, menaçant la viabilité financière des services sociaux du pays. Pour y remédier, le ministre préconise la suppression des contradictions et des inégalités systémiques.

Mises en garde

Par ailleurs, le ministre a souligné les dangers de l’instabilité politique, notant qu’une crise prolongée pourrait entraîner une hausse rapide des taux d’intérêt. Il a fait référence aux mises en garde du FMI, affirmant que la Belgique risquait de faire face à une crise de la dette encore plus grave que celle de la Grèce si les trajectoires actuelles n’étaient pas corrigées.

Qu’est-ce qu’un « flexi-job » ?

Pour rappel, les « flexi-jobs » en Belgique permettent aux particuliers de percevoir un revenu supplémentaire sans payer de cotisations sociales ni d’impôts, ce qui signifie que le salaire brut correspond au salaire net. Malgré ces avantages fiscaux, les travailleurs continuent de bénéficier de certains droits sociaux, tels que le pécule de vacances et les droits à pension.

Pour y avoir droit, les salariés doivent généralement occuper ailleurs un poste à temps plein à hauteur d’au moins 80 pour cent. Bien que le système ait récemment été étendu à un plus large éventail de secteurs et de catégories professionnelles, notamment aux travailleurs de la santé et de l’éducation, le montant total des revenus annuels reste plafonné par un seuil d’exonération fiscale. (fc)

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