Principaux renseignements
- Vladimir Poutine a élargi son cercle de sécurité le plus proche à 812 membres afin de déjouer les complots d’assassinat en Russie.
- Des tactiques de diversion sophistiquées, notamment des sosies et des bureaux identiques, masquent sa localisation.
- Son isolement extrême rappelle les derniers jours des dictateurs de l’histoire.
Vladimir Poutine a considérablement renforcé sa sécurité personnelle, élargissant son cercle de protection immédiat à 812 membres. Cet élargissement inclurait, selon certaines sources, 27 opérateurs de drones qualifiés, une mesure motivée par les avertissements du Kremlin concernant d’éventuels complots d’assassinat ou coups d’État orchestrés par la propre élite politique russe.
Parallèles historiques
L’approche du dirigeant russe en matière de survie reflète les tactiques utilisées par les dictateurs historiques. Adolf Hitler, par exemple, a survécu à de nombreuses tentatives d’assassinat grâce à un emploi du temps imprévisible et à un appareil de sécurité massif. Poutine suit une trajectoire similaire, en mettant en place un système imbriqué de gardes et de milices pour assurer sa sécurité.
Ces dirigeants autoritaires s’appuient généralement sur des agences de sécurité d’élite qui font passer la survie du dirigeant avant toute autre considération. Le système actuel de Poutine est une version moderne du NKVD qui protégeait Joseph Staline ou de la Gestapo sous Hitler. On observe aujourd’hui des structures similaires dans les dispositifs de sécurité entourant Kim Jong-un en Corée du Nord et Xi Jinping en Chine.
Paranoïa
Ces organisations de sécurité alimentent souvent la paranoïa du dirigeant afin d’accroître leur propre pouvoir, créant ainsi un « État dans l’État » où la surveillance est omniprésente et où la dissidence est sévèrement punie. Ce cycle conduit à une obsession pour la sécurité personnelle. La familiarité de Poutine avec de tels systèmes remonte à son séjour à Dresde, où il a été témoin de la surveillance extrême exercée par la Stasi est-allemande.
Protocoles stricts
Le Service fédéral de protection (FSO), une organisation comptant 50 000 personnes, gère l’ensemble de la pyramide de sécurité. À son sommet se trouve un petit groupe de 812 agents ayant fait l’objet d’une vérification approfondie. L’arrivée récente de pilotes de drones suggère une crainte spécifique des attaques aériennes.
Pour atténuer davantage les risques, le Kremlin a mis en place des protocoles stricts. Il est interdit aux membres du personnel proches du président d’utiliser des téléphones portables ou les transports en commun. Des brouilleurs de signaux sont déployés lors de ses déplacements, et ses collaborateurs ont été équipés de parapluies renforcés en Kevlar.
Sosies
Poutine recourt également à des manœuvres de diversion sophistiquées pour dissimuler sa localisation. Il fait appel à une douzaine de sosies et dispose de plusieurs bureaux et résidences dans différentes villes, tous aménagés de manière identique. Ces « décors » rendent pratiquement impossible pour des personnes extérieures de déterminer où il se trouve réellement.
En fin de compte, ces mesures extrêmes suggèrent une descente vers l’isolement et la peur. À l’instar d’Hitler, qui a passé ses derniers jours caché dans un bunker après avoir été rongé par des délires et des préoccupations sécuritaires, Poutine semble se replier dans une existence de plus en plus fortifiée et recluse. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

