Principaux renseignements
- Les cours du pétrole brut ont bondi après que le président américain Donald Trump a mis fin à l’accord de cessez-le-feu avec l’Iran.
- Les frappes militaires et les perturbations du trafic maritime menacent le transit énergétique vital via le détroit d’Ormuz.
- Les pénuries immédiates de l’offre font que les cours actuels du pétrole sont supérieurs à ceux des livraisons futures.
Les cours du pétrole brut ont bondi de plus de 4 pour cent aujourd’hui, atteignant leur plus haut niveau depuis le 22 juin. Cette flambée fait suite à la déclaration du président américain Donald Trump annonçant la fin du protocole d’accord visant à mettre fin aux hostilités avec l’Iran.
À 14 h 50, le cours du Brent a atteint 77,39 dollars le baril, tandis que celui du West Texas Intermediate s’est élevé à 73,40 dollars le baril.
Escalade des hostilités militaires
L’accord, qui avait été facilité par le Pakistan afin de permettre une période de négociation de deux mois, s’est détérioré après que les États-Unis ont mené de nouvelles opérations militaires.
Selon le Commandement central américain, ces frappes constituaient une riposte aux attaques iraniennes contre trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz. En réponse, les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir frappé des installations militaires américaines situées au Koweït et à Bahreïn.
Transport mondial de l’énergie
Les experts du marché, dont Ole Hansen de Saxo Bank, suggèrent que les investisseurs envisagent à nouveau la possibilité de perturbations du transport maritime ou d’une rupture totale des relations diplomatiques, ce qui pourrait entraver le transit du pétrole par le détroit d’Ormuz.
Cette voie navigable étroite est cruciale pour la sécurité énergétique mondiale, puisqu’elle transportait auparavant environ 20 pour cent des approvisionnements énergétiques mondiaux. Sauk Kavoniv, de MST Marquee, a fait remarquer que les déclarations de Trump augmentaient le risque de fermeture du détroit à mesure que les tensions s’intensifiaient. Les données sur le transport maritime témoignent de cette volatilité : elles indiquent que quatre pétroliers se sont déjà retirés de la zone en raison de risques pour la sécurité.
Le Brent en situation de « backwardation »
L’évolution de la stabilité géopolitique a également eu un impact sur les flux commerciaux. L’écart de prix à trois mois du Brent a atteint son plus haut niveau depuis la mi-juin, entrant en situation de « backwardation » – un état dans lequel les prix à la livraison immédiate dépassent ceux des contrats à terme, ce qui indique une pénurie d’approvisionnement à court terme. Ce renversement de tendance fait suite à une période durant laquelle les opérateurs avaient misé sur une baisse des prix après la trêve initiale.
(at)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

