Principaux renseignements
- La Belgique ne devrait pas atteindre l’objectif de dépenses de défense de l’OTAN fixé à 5 pour cent du PIB pour 2035.
- De graves déficits budgétaires et des baisses de notation de crédit entravent les investissements militaires.
- Les dirigeants nationaux restent attachés à la sécurité de l’alliance malgré l’instabilité budgétaire.
La Belgique pourrait ne pas atteindre l’objectif de dépenses de défense de l’OTAN fixé pour 2035, à savoir 5 pour cent de son produit intérieur brut, selon le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot. S’exprimant sur Bloomberg TV lors du sommet de l’OTAN à Ankara, Prévot a expliqué que les contraintes budgétaires nationales actuelles rendaient cet objectif financier spécifique inatteignable pour le gouvernement belge.
Un engagement face aux défis
Malgré ces défis, le responsable a souligné que la Belgique restait engagée envers l’alliance et continuerait d’augmenter ses dépenses militaires pour faire face aux risques liés à la sécurité internationale, en particulier ceux posés par la Russie.
Alors que la plupart des membres de l’OTAN avaient accepté le seuil de 5 pour cent lors du précédent sommet à La Haye — suite à une pression importante exercée par l’administration Trump —, l’Espagne avait fait figure d’exception.
2 pour cent du PIB
Historiquement, la Belgique a eu du mal à se conformer aux exigences de l’alliance en matière de dépenses, n’ayant atteint que récemment le précédent seuil de 2 pour cent du PIB. Prévot a souligné que le pays consacrait désormais 1,5 pour cent supplémentaire de son PIB à des initiatives de sécurité.
Instabilité économique
Ces difficultés financières sont aggravées par une grave instabilité économique, la Belgique affichant actuellement le déficit budgétaire le plus élevé des pays de la zone euro et ayant subi cette année des dégradations de sa notation de crédit par Moody’s et S&P Global.
Le gouvernement De Wever est actuellement engagé dans des négociations budgétaires intenses, dans le but de parvenir à un accord au plus tard le 21 juillet. Des données récentes indiquent que le gouvernement doit réaliser des économies annuelles de 7,7 milliards d’euros d’ici 2029 pour rester dans la limite de déficit de 3 pour cent fixée par l’Union européenne.
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(ns)

