Principaux renseignements
- L’Europe ne dispose pas de suffisamment de plans d’action pour faire face aux températures extrêmes. C’est ce que souligne l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
- Des protocoles préétablis permettent d’éviter des réactions chaotiques et de sauver la vie des personnes vulnérables.
- Les pays doivent adopter les stratégies éprouvées de l’Italie, de l’Espagne et de l’Autriche pour réduire la mortalité.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé une alerte urgente concernant l’insuffisance des préparatifs de l’Europe face à l’intensification des vagues de chaleur extrême. Alors qu’une nouvelle vague de chaleur se développe au-dessus de l’Atlantique, les températures devraient grimper jusqu’à 43 degrés dans le sud de l’Espagne et au Portugal, la France et la région du Benelux s’attendant également à une forte hausse des températures. Parallèlement, certaines régions d’Asie centrale sont confrontées à des températures atteignant degrés.
Un déficit de préparation
Hans Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe, a révélé que moins de la moitié des pays de la région européenne ont mis en œuvre des « plans d’action chaleur-santé ».
Il a souligné que ces stratégies globales sont essentielles, car elles intègrent des alertes météorologiques, un soutien aux populations vulnérables et des efforts coordonnés entre les secteurs de l’urbanisme, du logement, des services sociaux et des soins de santé.
L’importance des protocoles
Selon M. Kluge, la différence entre une réponse maîtrisée et une réponse chaotique réside dans l’existence de protocoles préétablis. Des plans efficaces définissent clairement les rôles, identifient les groupes à haut risque et fixent des seuils de température spécifiques pour différents niveaux d’intervention, ce qui, en fin de compte, permet de sauver des vies.
Il a fait valoir que la priorité actuelle doit être double : corriger les lacunes des interventions récentes et faire évoluer les systèmes de santé pour qu’ils ne se contentent plus d’être simplement réactifs, mais soient véritablement préparés.
Hausse des taux de mortalité
L’urgence de la situation est mise en évidence par les premières statistiques en provenance d’Europe occidentale, qui suggèrent que plus de 4 000 décès supplémentaires se sont produits en juin en raison de la pression exercée sur les services de santé par les températures extrêmes.
Afin d’éviter que cela ne se reproduise, Kluge a organisé une réunion d’urgence avec des organisations de la société civile, la Commission européenne et des délégués de 41 pays pour passer en revue les échecs et les réussites de la précédente vague de chaleur.
Modèles de réussite
Bien que la préparation globale laisse à désirer, Kluge a mis en avant des modèles de réussite que d’autres nations peuvent imiter. Il a notamment salué la stratégie modernisée de l’Autriche face aux canicules, l’approche espagnole en matière de communication publique via les médias et le système italien de surveillance de la mortalité.
Il a conclu qu’étant donné l’existence de ces outils éprouvés, il est essentiel de les mettre en œuvre et de les tester avant qu’une crise ne survienne afin de réduire le nombre de décès.
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(ns)

